
Cameroun/présidentielle 2025 : certains, le vote d’autres l’ insurrection !
La présidentielle de 2025 fait l’objet de plusieurs menaces venant d’une catégorie d’individus regroupés autour de certains parti politiques à tendance insurrectionnelle, certains religieux et autre cybercriminels. Qui sont-ils, et que visent ils ?
La présidentielle de 2025 fait l’objet de plusieurs menaces provenant de certains acteurs. Cette menace est orientée vers l’organe technique en charge de l’organisation des consultations électorales et référendaires- ELECAM, d’une part de la personne du Président de la République mais aussi de la Délégation générale à la Sureté nationale en ce qui concerne la délivrance des titres identitaires. Pour ce qui est d’Elecam, certains partis politiques amené par le MRC s’évertuent en vain à jeter le discrédit sur cet organe au prétexte que c’est le Président de la République qui nomme les membres. Dans leurs imaginations saugrenues, ces membres seraient tentés de favoriser Paul Biya par reconnaissance. Le Pr Maurice Kamto Président du MRC multiplie des sorties médiatiques pour tenter de convaincre l’opinion de la non fiabilité d’Elecam dans l’ultime but de discréditer les élections à venir. Sa dernière sortie date du 09 Janvier 2025. Dans cette sortie il dit « Mais on ne peut pas avoir créé un organe indépendant pour gérer les élections au Cameroun et que cet organe donne l’impression en permanence qu’ils n’arrivent pas. Parce que, à chaque fois qu’il pose un acte, il regarde du côté du président et ce que le président va penser. » sans véritable raison, il distille au sein de l’opinion de simples supputations pour alimenter le doute.
Pour ce qui est de certains prélats, ils croient contraindre le RDPC à renoncer à la candidature du Président Sortant Paul Biya à cause de son âge. D’autres prétendent des problèmes de gouvernance qu’ils hyperbolisent pour surchauffer l’opinion. La 3ème catégorie, certains cybers criminels, sortis du pays pour échapper à la justice ayant été aidé par ceux qui veulent éviter la tenue des élections. Paul Tchouta, Nzui Malto, Boris Bertold entre autres. Ils fabriquent des fakes en permanence pour continuer de semer la panique au sein de l’opinion. Paul Tchouta est celui qui avait alimenter la scabreuse affaire de la fausse mort du Président Paul Biya en Octobre 2024. Sans aucune gêne au vu de la gravité de ce qu’il avait commis, il est revenu à la charge pour tenir des accusations grotesques et mensongères à l’endroit du Pr Elvis Ngolle comme quoi il aurait, en complicité avec le DGSN Martin Mbarga Ngeule fabriqué des cartes d’identités en prélude à la fraude électorale « En effet, selon des sources, comme plusieurs autres elites politiques du RDPC, Pr Elvis NGOLLE NGOLLE a fait fabriquer des centaines de cartes nationales d’identité par la police nationale que dirige M. Martin MBARGA NGUELE. À son domicile, il reçoit les jeunes, principalement les jeunes anglophones du Sud-Ouest, à qui il les distribue en leur faisant miroiter un emploi s’ils entrent dans son réseau de fraudes, pour le moment venu bourrer les urnes au profit du pouvoir. » peut-on lire de sa litanie d’infox . Cette démarche malicieuse fait suite à une autre il y a quelques jours accusant injustement l’honorable Ali Bachir des mêmes fadaises. Mais cette fois ils en ont fait un grotesque montage vidéo.
Tout ceci vise à convaincre l’opinion nationale et internationale que les élections en 2025 ne seraient pas fiables afin de pousser les populations dans la rue par des mécanismes bien connues et testés dans d’autres pays faillis. Pourtant, aucun de ces acteurs ne saurait apporter les justificatifs de ce qu’ils diffusent au sein de l’opinion. En revanche, il est clair que ces acteurs savent qu’ils ne sont pas représentatifs au sein de l’opinion. Il n’y a qu’à voir qu’un parti comme le MRC a été incapable de présenter 25000 scrutateurs à l’élection présidentielle de 2018 et lors des municipales et législatives a désisté arguant qu’il ne saurait participer à une autre élection si la crise socio politique en cours au Nord-ouest et au Sud –ouest n’était pas réglée et si le code électorale n’avait pas été revu. « Organiser des élections au Cameroun aujourd’hui, qui plus est des élections locales sans avoir rétabli la paix dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest, c’est donner le message selon lequel ces populations ne sont pas des Camerounais et ce faisant, consacrer la partition de fait du pays. » Maurice Kamto, Novembre 2019. Qu’est ce qui a changé ?
Convaincu donc qu’ils n’ont aucune véritable assise politique, encore moins un projet de société alternatif semblent avoir pris l’option de la préparation d’une insurrection populaire. Pour ce faire d’autres évoquent désormais la transition en lieu et place d’alternance ou d’alternative quand les autres préparent l’opinion à cette éventualité en discréditant les institutions en charge de l’organisation d’élections. Mais ces acteurs sournois et visiblement dangereux pour la cohésion et la paix au Cameroun, ont oublié que le peuple Camerounais est très peu manipulable. Qu’il saura le moment venu opérer un choix dans les urnes pour désigner son président au soir de cette élection qui déterminera le devenir du pays pour les 7 prochaines années. En d’autres termes, ceux qui chantent maintenant alors que les partis responsables et républicains sont sur le terrain, danseront en Octobre prochain le ventre affamé pour paraphraser Lafontaine. Un seul mot inscription sur les listes électorales pendant que les « Chiens aboient » .
Simon Metsengue