
Cameroun/ vie chère : Parler ne fait pas cuire du riz !
Le Ministre du Commerce a lancé une vaste campagne de distribution du Riz exonéré des taxes pour lutter contre la vie chère . Qu’est ce qui fait jaser ?
Depuis quelques jours , le Ministre du Commerce Magloire Mbarga Atangana a lancé une vaste campagne de riz dans le pays en commençant par la Région du Centre . Ce riz de bonne qualité se vend à un prix dérisoire soit 300 FCFA le Kg. Il est distribué en coupures de 50 Kg pour 15000 FCFA . Cela suscite donc l’adhésion des populations . Adhésion qui est amplement justifiée car dans le marché local, le même riz se vend au prix de 650 voire 700 FCFA . Ce qui porte le pack de 50 kg à 35000 ou à 40000 FCFA . Cette hausse est due à des foyers de tension internationale et ceci parce que la production locale ne répond pas à la demande du marché Camerounais qui se situe à 900. 000 tonnes par an soit 750 000 tonnes provenant de l’importation et une production locale de 270000 tonnes donc 130.000 tonnes dans le marché locale et le reste importée clandestinement vers le Tchad et au Nigeria et pourtant la demande est sans cesse croissante.
Ceci étant , pour résorber ce déficit , le Président Camerounais Paul Biya en réponse à cette complication sur le marché international et fort des objectifs de la SND 30 a lancé depuis 4 ans un vaste plan d’import substitution sur 11 produits de grande consommation. Et ce programme commence à porter des fruits . Paul Biya en a esquissé un bilan sommaire des retombées cette fin d’année 2024 : ” Au cours de cette année, 452 tonnes de semences et 12 mille 800 tonnes de farine ont été produites. Par ailleurs, notre répertoire de produits exportés s’étend désormais aux produits industriels, notamment à l’aluminium”
Parlant du Riz , Cameroun, à travers le Minader mène plusieurs actions pour encourager la production locale et limiter les importations. Ces actions sont menées autour de la Stratégie de Développement Rural – SDR comprenant 4 axes
– accroissement durable de la production et de la productivité de la filière rizicole;
– Améioration des infrastructures et de l’accès aux facteurs de production dans les zones à fort
potentiel rizicole;
aux changements climatiques et autres chocs;
.Renforcement de a résilience des systèmes de production de la filière rizicole
.Amélioration de a gouvernance et du capital humain des acteurs dans a filière.
Ce programme a été mis en place depuis 2020 et projette une production de riz en 2030 de 750000 tonnes pour porter l’autosuffisance alimentaire du pays à 97% en compensant le déficit estimé à 450000 tonnes . L’ accélération de l’import substitution et une surveillance accrue de la production locale pourront à terme sortir le pays de la dépendance des importations. Mais pour l’heure et pendant que les départements ministériels dédiés se déploient pour une production plus accrue du riz , le Ministère du Commerce se charge de diluer la vie chère en menant des actions comme celle qui suscite actuellement l’engouement des population et l’agitation des sophistes et politiciens tourmentés . Le gouvernement le sait très bien la parole ne fait pas cuire du riz . L’ Action à Paul Biya et l’agitation aux opposants
Simon Metsengue