
Cinéma : Après Biya et Ado , À qui le tour ?
Le 07 Décembre dernier , un film documentaire sur le bilan de Alassane Ouattara a été retransmis à la RTI, initiative similaire à celle entreprise un an avant par les cinéastes Cathy Meba et Solange Edimo en 2024 sur le Bilan du Président Paul Biya. Quelle peut être la portée d’une telle démarche ?
Le film documentaire ” Paul Biya, Un Grand Homme d’État au destin Prodigieux” a inspiré plus d’un dans sur continent africain. Présenté officiellement au public le 10 Mars 2024 , il a été diffusé dans toutes les 10 régions à la demande des forces vives de chacune de ces régions. Avec à la clé plus 200. 000 cinéphiles . Certaines régions présentées par une certaine opinion comme hostiles ont connu une affluence remarquable . Le Sud Ouest le 19 Septembre 2024 au Stade Molyko à Buea a connu plus de 150000 cinéphiles. Bamenda dans le Nord Ouest le 26 Octobre 2024 à l’ esplanade de la Préfecture de la Mezam a connu un peu plus de 12 000 cinéphiles. Les co-realisatrices ont été à cet effet , élevées par le Commandement traditionnel au titre de ” fille du Nord Ouest” . Le dit film avait bénéficié de l’ accompagnement des pouvoirs publics notamment la supervision du Cabinet Civil de la Présidence de la République, la coordination opérationnelle du Ministère des Arts et de la Culture et d’un appui technique conséquent des équipes de la Crtv à côté de l’ équipe technique de Réalisation du dit film documentaire. Cette expérience Camerounaise a donc fait tache d’huile en Afrique et les résultats ne se sont pas fait attendre. La Côte d’Ivoire a pris le témoin .
Quelle est la raison d’une telle démarche ?
Pour les populistes et les détracteurs invétérés , c’est une opération de griotisme. Certains vont même jusqu’à dire que Mobutu, Bokassa et d’autres figures controversées de l’histoire politique avaient les mêmes trajectoires pour tenter de discréditer la pertinence de la démarche. Il reste constant que le Cinéma est un outil puissant pour la mémoire collective qui transmet les souvenirs et façonne les identités et donc un vecteur d’historicité. C’ est ainsi que les équipes de Production de ces films documentaires au Cameroun et en Côte d’Ivoire consignent dans l’ histoire les réalisations, les actions et autres grandes décisions porteuses pour la bonne marche de la société entreprises par ces grandes personnalités acteurs principales de ces films documentaires afin que ces vérités transcendent les générations. Cela a aussi pour but de protéger leur mémoire de la profanation après leur départ du pouvoir comme l’ ont vécu certains grands hommes en Afrique : Khadafi ; Omar El Béchir et bien d’autres .
Ils ont compris
Les camerounais et les ivoiriens ont compris que pour protéger leur héros , il faut recourir au film documentaire qui est un puissant instrument pour la postérité car il enregistre, éduque et conserve la réalité historique agissant comme une preuve irremplaçable pour les générations futures, permettant de documenter des événements que les archives écrites ne capturent pas. Il permet de combattre les biais historiques et de transmettre des moments marquants. Après Biya , Ado : à qui le tour ?
Simon Metsengue




