
Putsch manqué du 06 avril 1984: Les Grandes leçons du Présent !
6 Avril 1984 – 06 Avril 2026 , 42 ans que le Cameroun a failli dérailler de sa trajectoire. Quatre décennies après . Que retenir ?
Le Président Paul Biya nouvellement établi dans ses fonctions de Président de la Republique ,le 06 Novembre 1982 à la faveur de l’ mandement constitutionnel de 1979 faisant du Premier Ministre, le successeur Constitutionnel du Président de la République en cas de vacance au sommet de l’ État , faisait face à une réticence de certains membres de la Garde Républicaine ( ancienne appellation de la Garde Présidentielle), réticence qui a conduit a connu une tentative de coup d’État majeure et avérée le 6 avril 1984. ce putsch a été violemment réprimé. Certains historiens évoquent une crise profonde ayant opposé le nouveau président Paul Biya à son prédécesseur Ahmadou Ahidjo à la suite d’ un remaniement ministériel en août 1983, qui avait déchargé plusieurs ministres proches de l’ ancien Président , créant un climat de haute tension. Le bilan a été lourd faisant officiellement 71 morts . Les perpetrateurs de ce fiasco furent condamnés à la peine capitale, d’ autres à vie . Mais dans le souci de réconcilier le peuple camerounais avec lui-même, le Président Paul Biya a gracié plusieurs putschistes et complices . L’ ancien Président Condamné par Contumace a été réhabilité en 1991 par une loi et érigé comme figure historique importante du Cameroun.
Alternance Nord – Sud ou Francophone – Anglophone sans objet .
Cette date rappelle à tous les camerounais 42 ans après , des générations passées ou présentes , la dangerosité d’ une prise de pouvoir en dehors des mécanismes Constitutionnels de dévolution du pouvoir avec des conséquences fâcheuses notamment l’instabilité politique, l’isolement international, des sanctions économiques et une récession économique. Heureusement pour le Cameroun, les forces de Défense et de sécurité se sont montrées professionnelles, patriotiques et Républicaines . Avec bravoure et méthodes, ils ont même au prix du sacrifice suprême, elles ont défendu les institutions, prioriser la République à la barbarie. Ceux qui ont payé de leur vie dans ce combat ont pour l’ éternité la reconnaissance éternelle du peuple camerounais souverain et maître de son destin.
Ceci étant, les évènements d’ Octobre 2025 ou encore la crise dite anglophones laissent songeur quant à la succession à la tête de l’État bien sûr à la faveur d’ une élection démocratique ou par tout autre mécanisme Constitutionnel prévu par la loi fondamentale du Cameroun. En ce qu’ une certaine catégorie de Camerounais sont plus intéressés par les origines du détenteur du pouvoir que du Programme de société qu’ il porte . Ce débat est en cours à la faveur de l’ institution du poste de Vice Président le vendredi 03 Avril dernier. Même à l’ hémicycle certains élus de la Nation en sont à proposer que le vice-président soit anglophone si le Président est francophone , ceux-ci vont même jusqu’à demandé que cela ressorte sur la dite modification constitutionnelle. D’ autres en sont à demander que le prochain président soit du Nord et pour ceci, il devra être musulman. En quoi l’ origine linguistique ou religieuse du dirigeant du Cameroun peut il apporter le développement tant souhaité ? Le Cameroun a près de 7 millions de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jours selon le rapport 2025 de la banque mondiale. Au lieu de penser Cameroun certains en sont à penser tribu à penser langue étrangère. Ces mentalités rétrogrades et ces considérations partisanes indigènes peuvent être des causes sérieuses de conflits et de déstabilisation. Le Cameroun est un et indivisible, fort de sa diversité culturelle et linguistique, il a donc le luxe de voir arriver n’ importe quel Camerounais issu de n’ importe quelle aire culture ou linguistiques. Seules conditions porter un projet de société viable ,fiable et réaliste susceptible de développer le Cameroun enfin bénéficier de la confiance du peuple camerounais souverain et maître de son destin par les suffrages valablement exprimés de celui-ci. En clair, les Camerounais sont tous égaux en droit et en devoir
Simon Metsengue




