Commerce : le maquereau parti , la carpe danse !

Commerce : le maquereau parti , la carpe danse !

Le maquereau et certains produits halieutiques importés sont devenus rares. Et si l’ État en profitait pour réduire définitivement ces importations au profit de la culture locale ?

Le maquereau et autres produits halieutiques importés sont devenus rares dans les étalages et pour cause l’effondrement des stocks de l’Atlantique Nord-Est qui entraîne une réduction drastique de 70 à 77 % des quotas de pêche pour la saison. Cette crise mondiale de la ressource, aggravée par la surpêche, limite l’importation de ce poisson très prisé au Cameroun.

En sommes, le pays importe en moyenne plus de 200 000 tonnes de poissons congelés par an dont une grande partie de maquereau et chinchard. Pour combler son déficit de production locale en 2025, ces importations ont dépassé 267 000 tonnes, pour une facture supérieure à 230 milliards FCFA. La production locale est estimée à environ 150 000 – 170 000 tonnes par an pour une demande annuelle de près de 400.000 tonnes .

Le bon temps de la carpe locale.

Cette pénurie des produits halieutiques importés amène les consommateurs à s’ intéresser davantage aux silures ,aux bars et aux carpes locales. Du coup, la demande devient grande même si la production locale reste encore très faible. C’ est donc une niche d’ opportunités pour les jeunes en quête d’ activités génératrices de revenus . Un vrai challenge pour combler le déficit national et sauver le pays de l’ érosion de devises qui est constante dans ce secteur. Pour ce faire, le gouvernement camerounais a entrepris depuis plusieurs mois déjà la formation des acteurs, le soutien aux infrastructures de pêche, et la construction de débarcadères, notamment autour du barrage de Nachtigal. Dans cette lancée, il a mis en place plusieurs projets : le Projet de Promotion de la Filière Pisciculture Continentale (PROFIP), soutenu par le Japon qui vise à renforcer l’aquaculture ou encore, Le CVEP qui cible une augmentation de 10 000 tonnes de poisson par an. En général, le pays de Paul Biya ambitionne une production locale supplémentaire de 25000 tonnes d’ici 2029 . Ainsi , les situations comme celle qui prévaut actuellement doivent être de véritables catalyseurs pour stimuler la production locale. Dans cette démarche qui est une cause nationale, le patronat notamment le secteur bancaire doit jouer franc jeu . Ce système est aujourd’hui un véritable handicap pour le développement du pays en ce qu’il ne prend pas de risque pour les activités de développement d’ où sa surliquidité permanente.
Le développement du Cameroun passe par l’ effort de tous et de chacun . En bon entendeur, bon vent pour la carpe locale et bye bye au maquereau

Simon Metsengue 

CATEGORIES
TAGS
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )
error: Content is protected !!
%d bloggers like this: