
Socadel : les bienfaits de la Case départ !
Le Président Paul Biya a par décret présidentiel créé la société Camerounaise d’ Électricité – SOCADEL en remplacement de Eneo ce 04 Mai 2026.
La Socadel est donc la nouvelle entreprise publique d’ Électricité au Cameroun, créée par décret présidentiel ce 4 mai 2026, remplaçant Eneo Cameroon SA du groupe Anglais Actis. L’État est l’actionnaire unique de cette structure. Cette étape marque la fin de plus de deux décennies de gestion privée internationale du secteur de l’électricité au Cameroun . La SOCADEL a été dotée d’ un capital social de 43,9 milliards FCFA . Les missions à elle assignées sont la Production, transport, distribution, importation et exportation d’électricité. Le Président Paul Biya a par la suite procédé à la nomination des membres du Conseil d’ Administration dirigé par Antoine Tsimi . Reste donc à désigner le Directeur Général et son adjoint au terme du conseil d’Administration qui aura lieu sous peu . Mais tout compte fait , l’ État du Cameroun contrôle désormais à nouveau son secteur d’ électricité.
Deux décennies de gestion privé international
Ceci étant , L’ État avait décidé en juillet 2001 de privatiser le secteur de l’ électricité en cédant 51% des parts de la SONEL au profit du groupe Américain AES qui plus tard va à son tour céder à Actis un groupe Britannique, ses parts . Durant cette période, le secteur a connu plusieurs difficultés et contre performances liées à la recherche effrénée du gain de ces multinationales qui ont totalement négligé la vocation sociale du secteur du coup, la détérioration du réseau électrique s’ est accentuée . la qualité de service a pris un coup (délestages récurrents), le déficit énergétique chronique a fait son lit, toute chose qui a poussé l’État à reprendre le contrôle total du secteur. Le retour à la case départ devrait donc permettre une vitalité dans le secteur en ce qui concerne l’ extension rapide du réseau électrique pour réduire systématiquement le nombre de localités des zones rurales non électrifiées . En 2025 , plus de 9000 localités sur 13100 ne sont toujours pas électrifiées. De plus l’industrialisation du Cameroun en a fortement besoin .Pour s’industrialiser pleinement, le Cameroun a besoin d’une capacité énergétique estimée à 3 000 MW D’ici 2030. À ce jour le pays produit un peu moins de 2100 Mw . L’ exportation de l’énergie vers les pays frontaliers est aussi une source de revenus non négligeables surtout dans les pays comme le Nigeria ou encore ceux de la CEMAC. Autant de défis que les nationaux devront relever . Si « on n’est jamais mieux servi que par soi-même », il reste constant que ce service doit tenir la promesse des fleurs et tourner le dos à cette léthargie qui gangrène la fonction publique camerounaise plus portée vers la bureaucratie que vers le résultat. En tous cas, Paul Biya a rempli sa part, aux gestionnaires de faire leur part .
Simon Metsengue




