
(J-5)54ème édition de la fête de l’Unité : Paul Biya, Verrou de l’Unité Nationale
Dans 5 jours les Camerounais célèbrent 54 ans de leur Unité retrouvée. De quelle unité s’agit-il ? unité nationale ou tribale ?
Dans 5 jours, les camerounais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest vont célébrer 54 ans de l’avènement de l’Etat unitaire du Cameroun nanti de sa grande diversité culturelle et historique : Afrique en miniature. Les principaux piliers ciment de la solidité de ce Grand Etat d’Afrique Centrale l’ayant épargné des soubresauts qui ont meublé les dernières décennies sont sa forme unitaire, la présidence de la République, Son armée Nationale ; sa diversité culturelle et linguistique.
Outre sa forme Unitaire, le Président Paul Biya a été depuis 1982, un facteur clé de l’unité nationale. Dès le début de son magistère, il a entamé le renforcement de l’unité nationale en se positionnant comme garant constitutionnel de la cohésion, en prônant le concept de « l’unité dans la diversité » face à plus de 250 ethnies, et en promouvant le bilinguisme. Pour y arriver il s’est s’appuyé sur l’équilibre régional dans l’administration, le développement socio-économique, et la fermeté pour préserver l’intégrité du territoire national.
L’équilibre régional : appareil de mesure de la représentation nationale dans l’administration
Le Président Paul Biya, prenant la tête du Cameroun en 1982 avait à cœur de diluer les frustrations liées à l’exclusion et à corriger les disparités de pénétration des services publics héritées de l’histoire du Cameroun. Pour agresser ce problème majeur il a mis en place la politique d’équilibre régional, Conçue comme un compromis interethnique et un outil d’intégration nationale, un véritable mécanisme de gestion de la diversité sociologique qui vise à renforcer la cohésion sociale en assurant une représentation équitable des dix régions dans l’administration publique, les grandes écoles et les sphères de décision. Si cet excellent appareil du Renouveau National n’a pas encore réussi sa mission à 100% à cause de quelques brebis égarées, il faut tout de même dire que l’équilibre régionale est une réalité dans la fonction publique camerounaise.
Les forces de défense et de sécurité comme creuset de l’Unité Nationale
Ce fabuleux instrument vient s’ajouter à la dynamique des forces de défense et de sécurité qui après 1982, ont progressivement migré d’une armée présidentielle à des armées Nationale et forces de sécurités. Les putschs manqués de 1983 et du 06 avril 1984 sont une illustration parmi d’autres de la loyauté des armées du Cameroun qui avec courage, professionnalisme et méthode ont toujours su se départir des partisanneries politiques pour s’aligner du côté de la protection des Institutions Républicaines, du peuple souverain et maitre de son destin en préservant la paix et l’intangibilité des frontières territoriales du triangle Nationale. Le Président Paul Biya, après la longue confrontation de plus d’une décennie (1993-2006) contre le grand voisin nigérian qui s’est soldée par une victoire militaro-juridico-diplomatique du Cameroun de Paul Biya, l’Homme du 06 Novembre a lancé dès le 25 Juillet 2001 une profonde réforme des armées et des forces de police pour mieux adapter la défense camerounaise aux menaces de la nouvelle ère. Professionnalisation-Spécialisation –rajeunissement sont le trypitique socle de ces historiques reformes. Il avait vu juste. Car dès 2010, le Cameroun était dans le viseur des chantres de la déstabilisation et du terrorisme. Mais , ils ont trouvé des systèmes de défense et de sécurité , professionnelles super entrainées qui même au prix du sacrifice suprême remplissent leur mission avec bravoure. Paul Biya, en 43 ans de magistère n’a perdu aucun cm2 de son pays et s’est battu pour le maintenir un et indivisible orienté vers son émergence. À quelques jours de la célébration du 54ème anniversaire de l’unité retrouvé, les camerounais dans leur immense majorité sont attachés à cet idéal qui est l’unité socle même de leur stabilité et carburant de leur émergence future.
Simon Metsengue




