
Minorités Autochtones : Au nom du Devoir de solidarité !
La préservation de la diversité culturelle et linguistique au Cameroun est un pilier essentiel de l’ Unité Nationale. 54 ans après , comment résoudre l’ équation de la préservation des cultures des minorités autochtones du Wouri et Mfoundi , victimes des capitales politiques et économiques ?
Dans 24 h seulement, les fils et filles du Cameroun, du terroir et de la diaspora vont célébrer avec faste et solennité le 54ème anniversaire de leur unité retrouvée. Yaoundé et Douala,les deux plus grandes villes du pays connaissent un déploiement particulier pour la cause . À Yaoundé Siège des Institutions, les festivités seront présidées par le Président de la République Paul Biya, Chef de l’ État , Chef suprême des Armées et Garant des Institutions . Dans les autres régions ses représentants dans le cadre de la déconcentration, notamment les Gouverneurs Présideront les festivités. Cette fête la plus marquante de l’ histoire du Cameroun est riche en symboles et en souvenir. Elle marque surtout la volonté d’ une Nation, jalouse de son histoire et portée par sa diversité culturelle qui se projette ensemble pour un avenir radieux.
Cette diversité culturelle socle de cette grande Nation d’ Afrique Centrale, cœur du Golfe de Guinée , la 2ème Région la plus riche du monde après le golfe persique, doit être protégée. Mais , pour la culture des peuples Ewondo du Mfoundi et les peuples de Douala du Wouri, le problème de la préservation commence à se poser avec acuité. La terre, fondement existentiel et le premier levier culturel d’une tribu, elle qui dicte le rythme des rites, nourrit la mémoire collective à travers les lieux sacrés, structure l’organisation sociale et façonne l’identité spirituelle, devenant ainsi la boussole qui guide la survie et l’évolution du groupe, se fait rare pour les Ewondo de Yaoundé et les Douala de Douala . Et pour cause , ces peuples sont victimes des capitales politiques et économiques du pays qui les obligent depuis les années coloniales à céder la majorité de leurs terres à leurs concitoyens venus des autres régions et localités du pays outre la mise en place des institutions, des administrations et surtout des industries naissantes. Ces deux grandes villes ayant un statut particulier, le Sacrifice a été consenti. Hier majoritaire aujourd’hui une minorité et tous leurs éléments culturels sont en disparition.
Devoir de solidarité.
Pour bien comprendre cela , la cérémonie d’ inauguration du somptueux siège de la Fecafoot, très courue il y a quelques jours à Yaoundé au Quartier Ekoudou, rebaptisé Briqueterie a perdu les traces des Mvog tsug Mballa au point où aucun discours, encore moins éléments culturels de cette grande famille n’ a été mis en avant et pourtant c’ est sur ses terres ancestrales que ce joyau architectural est bâti. Lui qui fait aujourd’hui la fierté du football Camerounais en particulier et du peuple camerounais en général. C’ est dire que la situation a atteint la côte d’ alerte. Au lieu de procéder à une démarche qui vise à stigmatiser , à la moquerie de ces peuples victimes de l’ installation des capitales, comme quoi ,ils seraient paresseux , irresponsables et tout autres raisonnement insensé, il serait question de se poser la question ? Et si ces capitales étaient dans d’ autres régions, les peuples de ce côté devaient-ils refuser d’ accueillir les autres concitoyens ? La réponse est : ils n’auraient même pas eu le choix. Il est aujourd’hui légitime de penser à la manière dont il faut préserver ces minorités et leur culture dans leur espace ancestral de vie .
Equation pour les Ewondo du Mfoundi et les Douala du Wouri
Le RDPC, première force politique du Cameroun et parti au Pouvoir, de part les 3 piliers fondamentaux qui gouvernent sa vision : la promotion d’ Un Etat démocratique Régulateur ; la liberté d’ entreprendre et le devoir de solidarité, est certainement le meilleur atout dans cette quête de restauration de la dignité et de la culture de ces minorités. En sommes, dans le 3ème pilier, le devoir de solidarité, l’ État du Cameroun, dirigé par le parti du Flambeau Ardent s’ oblige de reconnaître et de protéger l’identité culturelle et linguistique des minorités. Cela se traduit par des lois garantissant l’usage des langues Ewondo dans les médias publics ou dans l’administration locale, dans le Mfoundi et le Douala dans le Wouri conformément aux principes de l’ONU. Ceux, qui part ignorance fustigent cette pratique à Yaoundé et Douala alors même que l’ État a autorisé l’ apprentissage de ces langues dans les lycées et autres établissements scolaires publics sont à côté de la plaque. Il reste et demeure la question foncière qui induit le soutien économique de ces minorités. Les institutions et les collectivités territoriales décentralisées doivent soutenir les créateurs et les praticiens culturels issus des ces minorités par des subventions, l’organisation de festivals ou la création de musées locaux. Cela va favoriser également le tourisme culturel et le développement des économies locales. Pour y arriver, un dialogue interculturel et le respect de la diversité devront être encouragés. Tout ceci parce que le Cameroun sous le Renouveau conçoit cette diversité et le brassage comme le socle de la cohésion nationale et de l’unité. Loin donc d’ attiser les brasiers de la division, mais comme des frères d’ une même mère, la Nation Camerounaise, il revient tout simplement de veiller mutuellement à se valoriser afin que ce que le Cameroun a reçu en héritage de sa culture millénaire ne disparaisse mais soit porté au firmament pour les générations présentes et futures.
Ne me cherchez pas ce 20 Mai, je serai aux côtés du Président de la République S.E Paul Biya et de sa Charmante Épouse Mme Chantal Biya. Bonne fête de l’ Unité
Simon Metsengue




