
Smartphones : stop au pillage douanier !
Plus de 700 000 terminaux dans le viseur de l’administration douanière et des opérateurs de téléphonie mobile issue de la contrebande. N’ est il pas temps de siffler la fin de la saignée ?
Depuis le 25 mai dernier, la Direction Générale des Douanes a émis la volonté de lancer la phase répressive avec le blocage effectif des appareils non dédouanés. Au total plus de 700000 smartphones importés frauduleusement occasionnant une perte de plus de 25 milliards de FCFA au contribuable Camerounais. Pour y arriver la DGD a demandé aux opérateurs de téléphonie mobile du pays de bloquer l’ accès au réseau à tous ces téléphones issues de la contrebande à des fins de régulation. L’ Agence de régulation des télécommunications – ART engagée dans la même lutte , à la suite d’une concertation avec les opérateurs de téléphonie, a décidé de temporiser cette mesure. Elle a mis en avant des préalables techniques, juridiques et sociaux afin d’éviter un black-out massif des abonnés. Ainsi donc ,si Les téléphones ayant été connectés au réseau national avant la mi-mars de cette année ne sont pas concernés par cette opération rétroactive de blocage. Dès lors ,tout terminal devrait se conformer ou alors voir son accès au réseau national refusé. Les importateurs et vendeurs sont donc invités à régulariser leurs stocks, et les particuliers peuvent s’acquitter de leurs taxes en ligne désormais.
Appel à la responsabilité citoyenne
Ce recul des autorités douanières et du régulateur face à cette fraude douanière à ciel ouvert sous fond de chantage social qui contraint à des mesures de contrôle assouplies ou abandonnées par crainte de troubles à l’ordre public, de soulèvements populaires, ou pour éviter de pénaliser des populations vulnérables est une épine au développement du Cameroun, car cette Amnestie fiscale accordée à un phénomène qui a fait perdre au Cameroun plus 25 milliards de francs et près de 100 milliards de FCFA en termes de érosion de devises plombe le développement du pays . Les mêmes qui ont des exigent du gouvernement les meilleurs conditions de vie sont les premiers à flageler les administrations concernées dans la lutte contre cette gangrène de trop . Il faut savoir faire la part des choses . Le développement exige des Camerounais une rigueur dans la collecte des impôts et des taxes douanières, car si douane évitée, développement freiné. Faut pas fâcher après .
Simon Metsengue




