Législatives et municipales : le poids des dynamiques identitaires !

Législatives et municipales : le poids des dynamiques identitaires !

La contestation de la désignation d’un chef traditionnel allogène à Deido dans le Wouri révèle une fracture sociopolitique profonde, exacerbée par les enjeux de l’accès des allogènes au pouvoir traditionnel ou électif . Cette situation met en tension la logique démocratique du nombre et la protection des minorités autochtones.immixion dans les défis complexes de la cohabitation communautaire à Douala et à Yaoundé.

Les Douala du Canton Deido ont donc exprimé leur raz le bol cette fin de semaine dans les rues face de Douala à ce qu’ ils qualifient d’intrusion dans la désignation d’ un Chef dans leur Canton. L’ Autorité Préfectorale devrait, suivant les prescriptions de loi en la matière tenir compte pour garantir la paix, la cohésion sociale et pacifique entre Allogènes plus nombreux et les minorités autochtones. Ceci étant, la récente contestation politique née dans le canton Deido relative à la désignation d’ un Chef à met en lumière une fracture sociopolitique plus profonde à Douala. Au-delà des simples recours électoraux ou administratives, c’est la délicate question de l’accès des communautés dites « allogènes » aux fonctions d’élus locaux ou de Chef qui refait surface. Une transition démocratique sous tension, où la logique démocratique du nombre se heurte de plein fouet aux revendications de protection des minorités autochtones.

Le RDPC en bouc émissaire.

Si l’autorité administrative est prise à partie ici pour ce qui est de la désignation et de l’ installation des chefs traditionnels non Douala dans certains quartiers ou blocs de la capitale économique ou de Yaoundé, le RDPC est a chaque fois pointé du doigt comme étant celui là qui désigne les élus Allogènes à Yaoundé et à Douala au détriment des fils et filles du terroir. Certains ethnofascistes vont même jusqu’à pointer un doigt accusateur au Secrétaire Général du Comité Central RDPC à cause tout simplement de ses origines. Pourtant ceux qui portent une telle cause , au mépris des logiques démocratiques qui priorisent le nombre ne se privent pas de prétendre exiger du parti du Flambeau Ardent de présenter à Douala dans la liste des élus locaux que des Autochtones, renvoyant tous les Allogènes chez eux. Choses curieuses ,
Flambeau Ngayap Sénateur UNDP proposé par le Président National de ce parti dans le Wouri ; Nourane Fotsing députée PCRN dans le Wouri ; Joshua Osih député SDF dans le Wouri ; Jean Michel Nitcheu et un grand nombre de conseillers municipaux ne sont pas du RDPC mais de plusieurs autres partis politiques qui subissent les mêmes logiques démocratiques. Et donc le combat demandant aux partis politiques à Yaoundé et à Douala de présenter uniquement des candidats autochtones est perdu d’ avance pour des partis qui aspirent engranger des sièges. En revanche, la préservation des intérêts autochtones de Yaoundé et de Douala devrait plus se situer dans la préservation de leur culture en imposant celle-ci dans le Wouri et le Mfoundi comme le demande les Nations Unies. Les Allogènes qui y vivent dans ces villes devraient participer à la préservation de ces cultures au nom du sacrifice consenti pas ces les tribus Douala et Ewondo qui ont accepté abriter les capitales en mettant en danger leur cultures et traditions. Se serait juste et équitable

Simon Metsengue

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