
Archives Nationales : Devoir de mémoire, obligation d’avenir!
À la faveur de la cérémonie d’ouverture de la 8ème édition de la semaine internationale des Archives, le Ministre Bidoung MKPATT des Arts et de la Culture, liant vérité historique, justice sociale et gouvernance numérique, a dans son discours inaugural, véritable plaidoyer, interpellé les acteurs sur les aspirations du Renouveau National dans l’impérieuse mission de souveraineté des données du Cameroun non pas comme un luxe, mais une urgence démocratique.
La salle des Convivialités du Musée National a été ce 09 Juin 2026 le support de la cérémonie d’ouverture de la 8ème édition de la semaine internationale des Archives présidée par le Ministre des Arts et de la Culture Bidoung MKPATT en présence de plusieurs représentations diplomatiques accréditées à Yaoundé, des responsables de plusieurs administrations publiques et de plusieurs autres personnalités. Cette 8ème édition placée sous le thème « Des archives souveraines pour la vérité historique, la justice sociale et la gouvernance numérique du Cameroun » a été l’occasion pour le Minac de remettre au gout du jour, la grande importance de la loi N° 2024/001 régissant les archives du Cameroun qui pour lui est une preuve de la volonté du Président Paul Biya de « renforcer la gouvernance documentaire , de préserver durablement la mémoire Nationale et d’accompagner la transformation numérique de l’administration publique » avant de présenter les efforts consentis par les pouvoirs publics notamment dans le chantier des reformes du cadre juridique et institutionnel de l’archivage électronique, de la professionnalisation des métiers et de la mobilisation des ressources nécessaires.
Le temps de la réflexion
La Direction des Archives Nationales, structure technique chargée d’implémenter ce processus quant à elle, gouvernées par la mission régalienne de sortir l’ensemble des documents, des données produits ou reçus par les institutions, du cycle de vieux papiers poussiéreux pour devenir des actifs stratégiques, géopolitiques et technologiques capable de résister au temps et d’assurer la continuité du service public, de protéger les droits et les intérêts des citoyens et de sauvegarder la mémoire collective pour les générations futures, a choisi cette opportunité que lui offre ces assises , pour mieux affiner cette mission de grande importance, axé « autour de deux rendez-vous majeurs notamment une table ronde nationale et une journée d’études. ». Pour le Dr Esther Olembe , Directeur des Archives Nationales, « Ce choix répond à une conviction simple : les archives camerounaises entrent aujourd’hui dans une phase où l’essentiel n’est plus de sensibiliser mais construire. Dans cette perspective, les archives nationales ont souhaité privilégier des espaces de réflexion et d’échanges consacrés aux questions les plus structurantes pour l’avenir »
En attendant la 2ème journée qui sera marquée par une journée d’étude, cette 8ème édition connait déjà un engouement conséquent en terme de mobilisation car seulement pour la première journée marquée par une table ronde, la cérémonie a enregistré un peu plus de 500 participants venus de divers secteurs d’activités. Cet engouement traduit la grande importance, au vu des défis de préservation de la mémoire collective, de la transparence administrative et de la modernisation que cette 8ème édition met en lumière. Ainsi, avec la transformation digitale en cours au Cameroun les experts et professionnels qui ont débattu des enjeux de ce secteur ce jour forment tous le vœu d’en faire de cette cause, un devoir de mémoire et une obligation d’avenir.
Simon Metsengue




