
Route Ngaoundéré-Garoua : top, c’est parti, quel soulagement !
Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a procédé au lancement officiel des travaux de réhabilitation de la route Ngaoundéré-Garoua, concrétisant ainsi l’engagement pris par le président Paul Biya. Retour sur un événement tant attendu sur le terrain.
Chose promise, chose due. Le ministre des Travaux publics a donné, ce lundi 10 août, le coup d’envoi de la réhabilitation de la route Ngaoundéré-Garoua, longue de 278 km. Il concrétise ainsi l’une des grandes promesses de campagne formulées par le chef de l’État le 7 octobre 2025 à Maroua. À Ngaoundéré, ce lancement officiel s’est déroulé devant un parterre de personnalités administratives, d’élites du Septentrion et une foule immense de militants venus constater par eux-mêmes la concrétisation des engagements présidentiels.
À la suite de la cérémonie, Emmanuel Nganou Djoumessi est allé inspecter les installations de l’entreprise CHEC, en charge de la reconstruction de la section Bas-Falaise–Pont de Kéroua.
Les équipes de CHEC ont réaffirmé leur engagement ferme à mener à bien le chantier dans le strict respect du cahier des charges et des exigences techniques. Lors de cette visite de terrain effectuée vers 16 h 30 sur ce tronçon de 39 km situé dans la région de l’Adamaoua, les avancées étaient déjà palpables : les bâtiments de la base-vie sont bien visibles, la construction des fondations de la centrale de concassage progresse, les études d’exécution s’achèvent, une planche d’essai de terrassement a été réalisée et l’arrivée de la mission de contrôle est imminente. Accompagné du gouverneur de la région, le ministre a salué les dispositions prises pour maintenir la circulation, tout en exigeant célérité et rigueur dans l’exécution des prestations.
Un souffle de vie pour l’axe Douala-N’Djamena
Ce coup d’envoi répond à une urgence économique vitale. La section Ngaoundéré-Garoua constituait jusqu’ici le maillon le plus dégradé du corridor Douala-N’Djamena, une artère stratégique par laquelle transitent chaque année des millions de tonnes de marchandises vers le Tchad et le Grand-Nord du Cameroun.
Pendant de longues années, ce tronçon s’était transformé en un véritable enfer pour les usagers et les transporteurs :
Nids-de-poule béants et crevasses provoquant la casse systématique des véhicules ;
Trajets interminables, passant de quelques heures à plusieurs jours de galère ;
Flambée des coûts logistiques et pertes colossales de denrées périssables.
Des paroles aux actes : la concrétisation des engagements
Ce démarrage effectif vient mettre un terme à des mois d’incertitude. Lors de son discours de campagne du 7 octobre 2025 à Maroua, le président Paul Biya avait promis de moderniser en profondeur les infrastructures de transport du Grand-Nord et de libérer définitivement les usagers du calvaire de la RN3.
L’installation de la société CHEC (China Harbour Engineering Company) matérialise ce tournant majeur. Avec le lancement du tronçon Bas-Falaise–Pont de Kéroua, c’est toute l’économie régionale et la chaîne logistique qui respirent enfin à nouveau.
Simon Metsengue




