D’Ethel Caterham à Paul Biya : la bénédiction d’une rareté inestimable !

D’Ethel Caterham à Paul Biya : la bénédiction d’une rareté inestimable !

Ethel Caterham a soufflé sa 117ème bougie ce 21 août 2026. L’anniversaire de la doyenne de l’humanité, née en 1909 au Royaume-Uni, coïncide symboliquement avec la réception des Lionnes Indomptables au Palais de l’Unité de Yaoundé par le président Paul Biya, plus ancien dirigeant en exercice au monde.

Au-delà d’un record de longévité ou d’une victoire passée contre la Covid-19, Ethel Caterham incarne un siècle d’Histoire. Pourtant, dans de nombreuses sociétés modernes aux repères fragilisés, les personnes âgées sont trop souvent marginalisées, reléguées au rang de fardeaux ou traitées comme des parias. Ce mépris de l’âge est une erreur fondamentale. En somme, compter de telles figures centenaires au sein de la société est une bénédiction d’une rareté inestimable.

Paul Biya, un parfait exemple 

À l’image du président Paul Biya au Cameroun, cadet éclairé de ces doyens d’exception, la présence de personnalités très âgées aux affaires ou au cœur de la cité constitue un atout stratégique majeur. Conduire les destinées d’un État ou orienter une communauté à un âge avancé offre un recul et une hauteur de vue que la jeunesse ne peut improviser. Libérées du souffle court des ambitions éphémères et de l’agitation passionnelle des cycles politiques ordinaires, ces figures rares apportent une stabilité indispensable. Leur prise de décision s’appuie sur une mémoire institutionnelle inégalée, une sérénité face aux crises majeures et une tempérance qui préserve la paix sociale. C’est ce recul stratégique qui faisait dire à certains hommes politiques français, à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan au sortir de la crise sanitaire, que la gestion camerounaise de la « psychose-Covid » avait su faire preuve d’une maîtrise et d’un sang-froid bien supérieurs aux hésitations observées en France.

Que dit la Bible ?

Dans les Textes Sacrés, la vieillesse n’a d’ailleurs jamais été le signe d’un déclin, mais le moment privilégié d’aboutissement des plus grands desseins. Les figures bibliques en témoignent :

Abraham appelé à quitter sa terre et devenu père des nations à 100 ans ;

Moïse qui avait 80 ans lorsqu’il se tint devant le Pharaon pour guider son peuple hors d’Égypte ;

Samuel qui continua de juger et d’oindre les rois d’Israël en pleine vieillesse ;

Zacharie devenu père de Jean le Baptiste à un âge très avancé pour préparer la venue du Messie

Siméon, vieillard vertueux qui attendit le soir de sa vie au Temple pour reconnaître et bénir le Sauveur.

À ces oiseaux de mauvais augure…

À l’inverse, ceux qui s’en prennent violemment à nos aînés pour des intérêts inavoués et éphémères commettent une lourde faute morale. Attaquer la dignité de la vieillesse, c’est s’enfermer dans une forme d’aveuglement spirituel dont aucun bien matériel ni aucune fortune ne saurait racheter la portée. En choisissant le mépris plutôt que le respect, ils attirent sur eux et sur leur descendance l’amertume d’une transgression fondamentale contre le cours naturel de la sagesse.

Honorer nos aînés, de Surrey jusqu’à Yaoundé, c’est reconnaître que la mémoire et l’expérience accumulées restent, à travers les âges, le gouvernail le plus sûr pour traverser les tempêtes de l’Histoire.

Le Cameroun a ainsi la chance de compter sur Paul Biya, fort d’une longévité exceptionnelle pour conduire sa destinée. Joyeux anniversaire à Ethel Caterham pour son 117ᵉ anniversaire, car ne vit pas 117 ans qui veut, mais qui peut !

Simon Metsengue

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