CEMAC : l’aube d’une révolution ferroviaire, fruit de la stabilité !

CEMAC : l’aube d’une révolution ferroviaire, fruit de la stabilité !

Longtemps relégué au second plan, le transport ferroviaire en zone CEMAC s’apprête à connaître un essor historique. Le Cameroun, véritable poumon économique de la sous-région, s’affirme plus que jamais comme la clé de voûte de cette dynamique d’intégration en Afrique centrale. De concert avec la République centrafricaine (RCA) et le Tchad, Yaoundé s’apprête à concrétiser deux ambitieux projets ferroviaires transfrontaliers.

Le premier grand projet concerne l’axe RCA-Cameroun, porté par le secteur minier. La compagnie britannique A&S Resources Limited vient de boucler un financement colossal de 5,17 milliards d’euros (près de 3 390 milliards de FCFA) auprès de l’Export-Import Bank of India (EXIM Bank). Ce pactole servira à construire une ligne ferroviaire à double voie de 1 350 km reliant les gisements d’envergure mondiale de Bakala/Topa et Bogoin, en RCA, au port en eau profonde de Kribi. Conçue pour évacuer jusqu’à 300 000 tonnes de fret par jour, cette infrastructure désenclavera un potentiel minier évalué à 20 milliards de tonnes de fer de haute teneur, ainsi que d’importants gisements de cuivre et de terres rares.

Une ouverture sécurisée du Tchad sur l’ Atlantique 

En parallèle, le projet d’extension du réseau vers le Tchad refait surface avec force : la ligne Ngaoundéré-N’Djamena. Cet itinéraire de plus de 1 400 km vise à prolonger l’actuel Transcamérounais. En reliant le Septentrion camerounais à la capitale tchadienne, cette voie ferroviaire offrira un accès direct et sécurisé à la mer pour le Tchad, tout en multipliant considérablement le volume du fret et le flux de passagers entre les deux nations.

À terme, la concrétisation de ces corridors transformera radicalement le visage économique de la sous-région. Elle garantira l’autonomie logistique des pays enclavés (Tchad et RCA), stimulera l’industrialisation locale et créera des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects.

Le pouvoir de la stabilité 

Cependant, de tels investissements de plusieurs milliards d’euros ne trouvent preneur que là où règne la sécurité. Cette mutation structurelle est avant tout le fruit de la stabilité politique et sociale du Cameroun. Havre de paix et garant de l’équilibre régional, le pays s’impose comme le partenaire de confiance des bailleurs internationaux. Cette vision stratégique et ce climat des affaires serein honorent l’action du président Paul Biya, dont le leadership constant aura permis de bâtir le socle sur lequel reposent aujourd’hui l’avenir ferroviaire et l’émergence de toute la zone CEMAC.

Simon Metsengue 

CATEGORIES
TAGS
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )
error: Content is protected !!
%d bloggers like this: