Édito de l’ Action : De grandes œuvres, pas de petites manœuvres !

Édito de l’ Action : De grandes œuvres, pas de petites manœuvres !

L’actualité au sein du Rdpc a été marquée la semaine dernière par trois correspondances du secrétaire général du Comité central adressées à certains responsables du Parti à différents échelons.

La première note porte sur les conditions de remplacement de chefs de délégations permanentes départementales en cas de vacance ou d’empêchement. A ce sujet, le secrétaire général rappelle que la gestion de l’intérim au sein du Rdpc repose sur « le sacro-saint principe de la suppléance par la préséance ».

Autrement dit, l’ordre dans lequel les nominations ont été rendues publiques doit être respecté : si le premier nom venait à être dans l’incapacité d’exercer ses fonctions, celui qui le suit immédiatement prend le relais et la relève. Les deux autres correspondances adressées à deux présidents de sections portent d’une part sur les conditions de remplacement des membres d’un bureau de section et d’autre part sur la création de nouvelles sous-sections.

Dans l’un et l’autre cas, au nom de l’orthodoxie, le secrétaire général rappelle les dispositions des textes de base du parti et la nécessité de leur strict respect. Il invite par ailleurs les responsables « pris la main dans le sac » à « prendre toutes les dispositions appropriées pour que leurs organes fonctionnent dans le calme, la stabilité et la discipline ». En un mot comme mille, la cohésion, l’harmonie et la paix doivent régner partout et par tous les moyens.

Les deux correspondances mentionnées ci-dessus visent certes à régler des cas bien précis où des manquements ont été observés mais ils ont une portée bien plus générale et s’adressent à tous les responsables car prévenir vaut toujours mieux que guérir. Ces rappels tombent à point nommé puisqu’après le séminaire du 22 juillet, le parti doit éviter de retomber dans ses péchés mignons que sont les guéguerres, les querelles et conflits de personnes qui fragilisent son action et ses résultats.

En cette veille d’importantes échéances électorales, le Rdpc a plus que jamais besoin de sérénité, d’unité et de confiance à tous les échelons, du sommet à la base.
Comme l’Etat, le Parti a plus que jamais besoin de grandes œuvres et non de petites manœuvres souterraines et reptiliennes ; de stratégies édifiantes et constructives pour l’ensemble de la communauté nationale, à moyen et à long terme, et non de tactiques à courte vue pour les intérêts égoïstes d’une minorité.

Un an après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et quelques mois avant les prochaines échéances, le parti, le gouvernement, la majorité présidentielle ont intérêt à (re)définir leur logiciel et la relation avec l’électorat.
Ce que le secrétaire général du Comité central vient de faire à travers ces trois notes et correspondances valant mise au point pour un retour à l’orthodoxie statutaire, c’est de balayer devant sa propre cour avec l’espoir de réduire à leur plus simple expression les bruits parasites susceptibles d’étouffer ou de détourner le vrai message le moment venu. Et le vrai message à l’heure actuelle, c’est celui de la mise en œuvre des engagements pris par Paul Biya et ses équipes devant les populations pendant la dernière campagne présidentielle.

Un an après, où en sommes-nous ? Poser la question, ce n’est pas remuer le couteau dans une quelconque plaie mais chercher à y répondre avec lucidité et responsabilité.
En ce début de septennat, il est encore temps pour tous les acteurs qui ont le sens de l’honneur, de la fidélité et de la loyauté de parachever la grande œuvre que le peuple camerounais a bien voulu confier au Président Paul Biya pendant toutes ces années. Après, il sera trop tard. Et l’histoire ne nous le pardonnera pas.

Christophe Mien Zok , Journal l’ Action, édition 1590

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