18ᵉ édition du Forum des Métiers : À la Conquête des Régions !

18ᵉ édition du Forum des Métiers : À la Conquête des Régions !

Au terme d’une audience solennelle accordée ce mercredi 14 octobre 2026 dans la Salle de convivialité du Musée national, en perspective de la 18ᵉ édition du Forum des Métiers, le Ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Kpwatt, a salué le leadership du promoteur Yves Eya’a, figure de proue de la mode et du design au Cameroun. Entre hommage aux 17 années d’engagement du Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC) et perspectives d’avenir, la rencontre pose les jalons d’une conquête en orbite des Régions pour dénicher de nouvelles pépites locales.

C’est dans le cadre feutré et empreint d’histoire de la Salle de convivialité du Musée national que le patron de la Culture, Bidoung Kpwatt, entouré des plus hauts responsables de son département ministériel notamment le Pr Blaise Nkene, Secrétaire Général, et Ngeh Rekia Nfunfu, épouse Mbeume, Inspecteur Général entre autres, a reçu ce mercredi 14 octobre 2026 à 10 h 30 l’entrepreneur culturel et promoteur de mode Yves Eya’a.

Au cœur des échanges : la structuration du secteur, la professionnalisation des talents locaux et le rayonnement international du savoir-faire camerounais. Un rendez-vous au sommet qui consacre plus de dix-sept années d’efforts ininterrompus menés par le Directeur du Centre des Créateurs de Mode du Cameroun (CCMC).

Un hommage solennel à un pionnier de la création

Dans une allocution d’ouverture particulièrement chaleureuse, le Directeur du Développement et de la Promotion des Arts, Guy Martial Ndongo, a dressé un portrait élogieux de l’hôte du jour, qualifié de figure majeure de l’écosystème créatif national.

Depuis la fondation du CCMC en 2010, l’action d’Yves Eya’a s’impose comme un modèle du genre : plus de 400 créateurs accompagnés et plus de 200 entreprises structurées. À travers l’organisation clé du *Forum des Métiers de la Mode, du Design et de l’Artisanat*, le promoteur a réussi le pari de hisser le vêtement au-delà de la simple parure pour en faire un levier d’émancipation économique, d’insertion professionnelle et de fierté nationale.

Cette constance dans l’action bénéficie, depuis plusieurs années, d’une attention toute particulière au plus haut sommet de l’État. L’hommage ministériel a ainsi rappelé avec solennité l’intérêt personnel de la Première Dame du Cameroun, Madame Chantal Biya, dont la présence régulière aux différentes éditions du Forum constitue le témoignage le plus éloquent de l’attention portée à l’innovation et au talent de la jeunesse créative camerounaise.

Saisissant la portée de cette œuvre, le Ministre Bidoung Kpwatt a résumé l’impact de son hôte en une formule gratifiante : « Vous êtes une sorte de vecteur du rayonnement de la mode au Cameroun. »

Cap sur la 18ᵉ édition : décentraliser et révéler les talents

Loin de se contenter des acquis, Yves Eya’a a profité de cette tribune institutionnelle pour réaffirmer ses ambitions. S’exprimant au terme de l’audience, le patron du CCMC est revenu sur les trois grandes priorités soumises au Chef du département des Arts et de la Culture dans la perspective de l’année 2027 :

« Les trois priorités que nous avons portées à l’attention de Son Excellence Monsieur le Ministre des Arts et de la Culture aujourd’hui, dans le cadre de cette audience, étaient de renforcer à la fois la capacité à pouvoir promouvoir les créateurs et les talents qu’on accompagne aujourd’hui au Cameroun, mais aussi de renouveler cette vision internationale et nationale au niveau des métiers de la mode. »

Cette volonté d’ancrage territorial annonce une rupture stratégique : le Forum ne se limitera plus aux grandes métropoles, mais déploiera ses projecteurs au cœur de toutes les régions du Cameroun afin de dénicher les pépites de l’artisanat et du design locaux.

Une alliance stratégique pour le Mouvement artistique national

En prêtant une oreille attentive aux doléances et projets du CCMC, le Ministère des Arts et de la Culture réaffirme sa disponibilité à accompagner les acteurs privés engagés dans la structuration des industries culturelles et créatives (ICC). Cette démarche s’inscrit en droite ligne du Mouvement artistique national en cours d’opérationnalisation.

En rassurant son hôte du soutien continu des pouvoirs publics, dans le respect des orientations de la politique culturelle nationale, le MINAC confirme une certitude : au Cameroun, la mode n’est plus un simple divertissement, mais un pan entier de l’économie créative prêt à conquérir la scène internationale.

Simon Metsengue

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