
Renouveau national : Engelbert Essomba Bengono ” Méfou Akono..quartier latin du Cameroun !
Interview de l’ Honorable Engelbert Essomba Bengono
S.M: Honorable, un an après la prestation de serment du président de la République pour son nouveau mandat, quel est votre regard sur la marche du pays ?
Mon regard est extrêmement positif parce que ce nouveau mandat, qui s’est ouvert le 6 novembre 2025, nous rappelle un autre 6 novembre, celui de 1982, qui a vu la prestation de serment pour la première fois du président de la République, son excellence Monsieur Paul Biya, chef de l’État au Cameroun.
Et cette année, la commémoration festive et heureuse de cet événement historique se déroule dans un contexte double : d’une part, marqué par le grand moment d’évaluation des 44 dernières années qui viennent de s’écouler ; et d’autre part, par l’appel lancé par le président de la République pour la grandeur et l’espérance, une page nouvelle qui s’ouvre. Au regard du contenu de ce programme de grandeur et d’espérance, nous pouvons dire sans risque d’être démenti que les 44 premières années étaient un préambule. Parce que ce programme d’espérance et de grandeur était un appel lancé à tous les Camerounais pour parachever la transformation et la normalisation de notre pays, de manière à ce que le Cameroun soit définitivement un Cameroun démocratique, prospère, fort et uni dans sa diversité.
Spécifiquement dans la Mefou-et-Akono, quels sont les faits marquants de cette première année du nouveau mandat ?
— les faits marquants sont essentiellement portés sur les actes du président de la République. Vous savez très bien qu’au lendemain de sa prestation de serment, il s’est attaché tout de suite à responsabiliser les fils et filles du département de la Mefou-et-Akono. Je pense ici à la nomination de la première femme procureur générale à la Cour suprême, notre sœur Marie-Claire Dieudonnée Nseng-Elang tout récemment, vous avez vu également la nomination du président Rémy Nama. à la très haute fonction de président du Conseil constitutionnel. Ce qui, de notre point de vue, situe le département de la Mefou-et-Akono dans une perspective de très grande responsabilité par rapport à la page nouvelle qui s’ouvre dans l’histoire de notre pays.
Toutes les populations de la Mefou-et-Akono sont fières de ces choix portés sur leurs frères et leurs sœurs. Ils en sont dignes et nous sommes sûrs qu’ils vont, par leur loyauté envers le président de la République et envers les institutions, lui rendre la confiance qu’il place en nos frères et nos sœurs. Et la seule façon de le lui montrer, c’est d’aller très massivement lui apporter nos suffrages pour qu’ils puissent bénéficier d’une très large majorité à l’Assemblée nationale pour poursuivre le programme de réforme qui constitue le contenu de la grandeur et de l’espérance. Nous sommes dignes de cette grandeur, nous sommes dignes de cette espérance, et pour que grandeur et espérance soient une réalité politique, sociale et économique, nous devons tous nous mobiliser à la suite du président de la République pour que cette page nouvelle, à l’écriture de laquelle il nous convie, soit une page de prospérité et de développement durable pour tous les Camerounais.
Concrètement, comment se traduit ce développement sur le plan des infrastructures locales ?
je ne saurais négliger cet aspect du problème qui pour moi est naturel, parce que vous l’avez si bien dit, nous avons un développement fulgurant des infrastructures routières. La Mefou-et-Akono peut être qualifiée de quartier latin du Cameroun, lorsqu’on voit la densité des écoles de tous les niveaux dans les quatre arrondissements. Il y a également un développement des infrastructures au niveau hospitalier : les quatre hôpitaux de district sont actuellement en cours de réhabilitation. Et nous avons également amélioré notre taux d’accès à l’électricité, à l’énergie électrique et à l’eau potable.
Naturellement, le département est l’un des départements qui constituent la ceinture agroalimentaire de la ville de Yaoundé, et nous sommes heureux de constater que nous avons été parmi les grands bénéficiaires de l’embellie des taux et des prix du cacao, parce que le gouvernement a accompagné tous les producteurs de cacao de chez nous. Lorsque vous arrivez chez nous aujourd’hui, vous voyez que les gens ont amélioré leur niveau de vie, la pauvreté a reculé plus ou moins. Il y a encore de la pauvreté, mais nous espérons qu’avec le parachèvement de la plupart des projets qui sont annoncés par le gouvernement, les choses vont aller en s’améliorant.
sans être exhaustif naturellement, la reprise des travaux de la route Pont de Olama-Kribi, avec le tronçon de 48 kilomètres entre Bikama et Grand-Zambi, ce qui va nécessairement augmenter le flux de marchandises et de personnes sur l’axe Yaoundé-Kribi, en passant par Nomayos, Ngoumou, Akono et Pont de olama. Je dois dire que dans cette perspective, le président de la République a marqué son très haut accord également pour la construction à Ngoumou d’un port sec qui est une unité industrielle logistique, c’est-à-dire un port avec tous les services portuaires sans l’eau. Et nous espérons que ce point de développement va ruisseler naturellement vers d’autres secteurs, de manière à amener un peu plus de modernité, un peu plus de progrès, un peu plus d’amélioration des conditions de vie de toutes les populations.
Certains prédisent une lourde défaite au RDPC lors des prochaines élections locales. Que leur répondez-vous ?
Le président Biya est le premier promoteur de la démocratie au Cameroun. Et comme il le dit souvent, on ne peut pas promouvoir la démocratie sans des démocrates. Nous, nous sommes des démocrates et nous pensons que seul le peuple est souverain. Nous n’avons donc pas peur d’aller vers le peuple pour qu’il s’exprime.
C’est pour cela que nous concédons aux autres volontiers le fait que, grâce à une certaine magie dont ils détiennent tous seuls les secrets, ils connaissent déjà le résultat des élections. Nous, nous sommes convaincus que c’est le jour du vote que le peuple s’exprime. Le peuple ne s’exprime pas avant l’élection. Donc, nous prenons cela comme l’ivresse de liberté d’expression dont tous les Camerounais sont parfois atteints. Et nous faisons confiance à notre stratégie en tant que parti politique, nous faisons confiance à notre organisation, nous faisons également confiance à notre bilan. Nous avons un bilan que nous pouvons défendre raisonnablement et gagner les suffrages des Camerounais.
Propos recueillis par Simon Metsengue




