Cameroun/ Communication : but contre son camp !

Cameroun/ Communication : but contre son camp !

Le Cameroun bashing est à la mode dans les médias privés au Cameroun. Cela nourrit -il le journaliste ?

Les émissions politiques sont les principaux programmes des télévisions et radios privées au Cameroun. Il en est de même pour les plus de 1000 titres de presse écrite qui paraissent tous les jours dans les kiosques. Très peu de médias thématiques. Fidèles au concept ” le journaliste ne s’occupe pas du train qui arrive à l’heure », les médias camerounais privés ont choisi de noircir l’image du Cameroun à travers leurs émissions et leurs colonnes de presse écrite. Plus 50 chaînes de télévision privée, un peu plus de 100 radios privées et plus de 1000 titres de journaux sans compter la presse cybernétique. Le Renouveau peut se bomber le torse d’avoir libéralisé la presse. C’est beau, le Cameroun est l’un des rares pays dans le monde où il y a une liberté de ton qui frise le libertinage et l’anarchie. Pour être plus poli, les experts parlent de “l’ivresse de la liberté d’expression ».

La Communication du RDPC dans ses différentes composantes qui tente de diluer ce phénomène nocif, présente cela comme argument pour montrer la bonne volonté du Renouveau dont l’artificier principal est l’actuel Président Camerounais Paul Biya de permettre à la presse de faire son travail et d’éviter que les camerounais n’ ” aillent plus au Maquis pour exprimer leurs opinions ” .  C’est à son actif. Mais pour diluer l’effet de cette démarche les plateaux de débat télévisé ou radiophonique sont toujours déséquilibrés, 1 sur 4 parfois sur 5. En fin de compte, le bashing nauséeux contre l’image du Cameroun passe bien. En se référant sur le fait que  les investissements directs étrangers sont généralement attirés par les caractéristiques économiques fondamentales des pays d’accueil qui sont l’existence et la taille du marché, la stabilité politique et économique, la libéralisation des politiques commerciales, l’état des infrastructures et des institutions entre autre, l’on peut imaginer l’impact d’une telle communication peut avoir sur les bailleurs de fonds qui souhaitent investir au Cameroun. Mais rien n’y fait.

 

Pendant ce temps dans les coulisses, l’on entend des voix se lever au sein de ces médias pour décrier les salaires impayés. Les journalistes, et autres professionnels de la communication croulent dans la misère. Ils s’en prennent tout d’abord aux promoteurs qui eux même se plaignent de la rareté des publicités et de ma modicité de l’apport de l’Etat pour soutenir leurs projets certes privés mais d’, utilité publique. Comme une meute de loups, les journalistes accentuent leur bashing à l’endroit du régime en place. De son côté, l’Etat de nature orgueilleuse n’avoue jamais connaître des difficultés liées à ce phénomène qui fait fuir les investisseurs étrangers. Mutisme total.

Qui perd ?

Ce n’est qu’à voir l’accoutrement des professionnels de la communication que l’on comprend dans quelle misère ils vivent. Pourtant la voix des sans voix, première ligne de défense de l’image du Cameroun qui ne saurait seulement s’exprimer par des canaux officiels dit publics mais en majeur partie par ces seigneurs du micro et de la plume. Et si ces porte-paroles professionnellement investis faisaient le contraire et que l’image du Cameroun était redorée, les investissements pleuvraient bien sûr que les publicités couleraient à flot dans leurs régies bonjour le plein emploi aux salaires princiers. Mais ça c’est un rêve en couleur car, ils en veulent à ceux qui dirigent, ceux qui selon eux, vivent bien en détournant ” l’argent du contribuable”. Ils font le job d’une certaine opposition qui à une époque a appelé à une intervention militaire étrangère, en a soutenu le terrorisme maquillé en lutte sécessionniste qui a fait déjà près de 6000 morts dans les régions du Nord- Ouest et Sud-ouest Cameroun. En même temps, que le Renouveau doit faire son bilan, il serait aussi temps et judicieux que chacun des journalistes actifs fasse le sien dans sa contribution dans le bashing de l’image du Cameroun, qu’il fasse son propre bilan et dégage sa responsabilité dans les défauts de paiement des salaires par ses patrons.

 

Les professionnels des médias Camerounais doivent le savoir, toute démarche entreprise visant à noircir l’image du Cameroun et des institutions ou encore ceux qui les incarnent a inexorablement un impact sur leur salaire. Il est donc clair que les émissions de bashing Cameroun, ouvrent la voie vers une triste célébrité un peu comme marquer contre son camp et avoir son nom écrit sur le compteur des buteurs mais avec un chiffre négatif. Il est temps de reconvoquer les États généraux de la Communication. À cette allure, les nudes vont sortir dans les séries de bavardage du dimanche.

Simon Metsengue 

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