
Cameroun : Dans l’ Antre de la Banane-plantain !
Lors de son adresse à la Nation le 10 Février 2025, le chef de l’ État Camerounais a mis en lumière, la filière banane plantain comme étant une bonne niche d’ auto emploi pour jeune . sur les sentiers du champion africain de la banane plantain.
Le Choix porté sur la filière de la banane plantain pour parler de l’ auto emploi par Paul Biya n’est pas anodin, il participe du fait que son pays trône désormais à la tête des pays africains producteur de la banane plantain avec plus de 5.4 millions de tonnes par an devant le Nigeria et le Ghana . Le Cameroun ambitionne d’ici 5 ans de doubler sa production . C’ est certainement pour ce faire que le Président Camerounais Paul Biya a interpellé ses jeunes compatriotes pour la cause .” Pourtant l’emploi salarié, et vous le savez, n’est pas le seul moyen d’insertion dans le marché du travail.
Il existe d’autres voies. Je vous exhorte, une fois de plus, à saisir les opportunités qu’offrent des domaines tels que l’agriculture ou l’élevage “ Paul Biya, le 10 Février 2025. sans omettre au passage de citer quelques exemples d’acteurs du secteur au passage.
Au delà des polémiques nées de ces exemples, et le Chef de l’ État ne pouvant citer tout le monde , les jeunes doivent investir la filière banane plantain qui aujourd’hui à moindre coût fait décoller des vies . La disponibilité des semences à moindre coût devrait permettre dans un espace réduit de lancer de petites Exploitations agricoles rentables. Un jeton de banane plantain sur le marché semencier local est estimé à 100 FCFA. et pour 1 hectare, on devrait en mettre 500 en espaçant les pieds de 1.5 m. Et le marché de cette denrée au Cameroun et dans les pays voisins est conséquent. Le Nigeria avec qui le Cameroun partage plus de 2000 km de frontière, importe au Cameroun 55 % de ses importations soit 235 millions de FCFA et la Chine pour le reste part car sa production est insuffisante . Les pays de la Cemac aussi dans un premier temps . Le marché international notamment les pays de l’ UE avec qui le Cameroun a signé les Accords de partenariat Économique -APE devrait donc servir pour les meilleurs opportunités des jeunes à des taux de douane très bas. Le UE absorbe déjà pratiquement 300.000 tonnes de Banane par an . Mais la demande reste très forte et l’ offre très inférieur à la demande.
Encadrement de l’ État l’ épineux problème
La boussole tracée par le Président Paul Biya et ses incessants appels à la jeunesse à s’intéresser à l’ agriculture doivent être matérialisés sur le terrain par un accompagnement financier et logistique conséquent . Il serait judicieux pour les pouvoirs publics d’ investir sur un plus grand nombre de jeunes en stimulant la création des petites unités de production ce qui résorberait alors une bonne masse de jeunes chômeurs plutôt que d’ investir sur un Capitaine d’industrie dans le secteur qui coure le risque de faillite entraînant alors d’énormes capitaux . Les petits investissements repartis sur des milliers de jeunes ayant l’ avantage non seulement d’ accroître de façon optimale l’auto emploi chez plusieurs milliers de jeunes mais aussi étendre cela sur une grande partie du territoire national. La filière Cacao est un parfait exemple. L’ État a fait le choix de stimuler les fermes agricoles familiales pour maximiser le grand nombre d’où la grande réussite de ce secteur . Voilà pourquoi, il avait mis un bémol sur l’ achat de plus de 65 000 ha de forêt du Ntem il y a quelques années par un investisseur local qui voulait en faire de vastes exploitations alors que dans la filière, il jouait déjà le rôle de transformateur.
Le Président Paul Biya appelle donc tous les acteurs a s’y mettre pour non seulement maintenir le maillot jaune du Cameroun sur le plan africain , mais aussi gagner le marché européen afin de prendre la tête du secteur sur le plan mondial . Cela nécessite que tous les acteurs jouent franc jeu et mettent objectivement les jeunes au travail comme le prescrit ici le Président Camerounais Paul Biya. La vie et l’épanouissement du fer de lance de la Nation en dépendent .
Simon Metsengue