
Cameroun- Guinée équatoriale : le temps de la moisson !
Yaoundé et Malabo lancent l’ exploitation de leur gisement frontalier de gaz. Une convention a été signée à Malabo ce 03 Février 2026 . Quel impact sur leurs économies respectives ?
Paul Biya du Cameroun et Obiang Nguema de Guinée équatoriale ont décidé de lancer enfin l’ exploitation du gisement Yoyo- Yolanda ce 03 Février 2026 au Palais du peuple à Malabo. La signature de cet accord d’ unitilisation a été faite entre le 1er Vice Président de Guinée équatoriale Theodoro Nguema Obiang Mangue et Fuh Calistus Gentry Ministre Camerounais par intérim des Mines devant un parterre de personnalités des deux pays , de l’ Ambassadeur des USA à Malabo et des exploitants notamment Chevron ; GEPETROL et la SNH .
Situé à Cheval sur la frontière Maritime du Cameroun et de Guinée équatoriale dans le golfe de Guinée, le Gisement Yoyo – Yolanda est un réservoir estimé à 2500 milliards pieds cubes de gaz naturel ce qui fait de lui, l’ un des plus grands d’ Afrique Centrale jamais exploité . Découvert dans les années 2000 par Chevron qui est l’ opérateur technique dans le projet dont les proportions sont réparties entre les 2 pays ainsi qu’il suit : 16% Yolanda dans la partie Équato-guinéenne et 84% Yoyo dans la partie camerounaise .
L’ offre et la demande
Cette exploitation du gisement Yoyo- Yolanda, l’ un des plus important dans le golfe de Guinée intervient dans un contexte où
la demande mondiale de gaz naturel est en forte croissance, atteignant des niveaux records en 2024 et en 2025. Cette croissance qui selon les experts va s’accentuer jusqu’ au-delà de 2040 car le gaz jouant un rôle clé de transition énergétique moins carbonée que le charbon. Et donc les prévisions indiquent une augmentation continue d’ici 2040, avec des investissements massifs nécessaires, bien que l’équilibre du marché reste fragile face aux tensions géopolitiques mondiales . Le Cameroun et la Guinée équatoriale dans cette démarche d’ unitilisation du gisement frontalier de Yoyo- Yolanda captent ainsi d’importants investissements étrangers pour leur développement. Le Cameroun prévoit atteindre le cap de nouveau pays industrialisé – NPI en 2035 et il mise fortement sur son secteur minier, notamment l’or, le fer, la bauxite, le gaz et autres terres rares pour stimuler son industrialisation tel que défini dans la Stratégie Nationale de Développement (SND30). Il faut donc aller à fond mais avec une surveillance accrue en matière de gouvernance et de gestion de la chose publique pour que le succès soit au bout de l’ effort
Simon Metsengue




