
Cameroun/ International : quelle l’image !
L’ image du Cameroun vue par Action237 Suisse et depuis capitale helvétique
Les événements de l’après élection présidentielle de 2018 m’ont permis de comprendre à quel point l’Etat du Cameroun était à la ramasse dans le cadre du Lobbying au plan international. Avec la mise en place de l’ONG ACTION 237-SUISSE et dans le cadre du porte-à-porte qui a suivi, de Hong Kong à Bruxelles, de Pékin à Helsinki, de Addis-Abeba à Genève en passant par New-York, Paris, Berlin, Berne ; Du Parlement européen au Conseil fédéral suisse, de la Commission européenne, au parlement genevois, de la commission des droits de l’homme des nations unies en passant par les autorités communales de ma commune de résidence,… j’ai pu mesurer à quel point les responsables des organisations internationales et les parlements nationaux méconnaissaient la situation réelle du Cameroun. À Genève par exemple, en sollicitant des entretiens avec les membres du Grand conseil (Parlement genevois), j’ai noté qu’aucun ne savait dans quelle partie du Cameroun se trouve le NOSO. De plus, Tous pensaient qu’il n’y a aucun hôpital digne de ce nom au Cameroun, que les salaires des fonctionnaires sont péniblements versés ceci à cause des séjours privés de Biya et ses gens à l’international à Genève.
Invité par une responsable de la RTS (équivalent de la CRTV pour les cantons romans), c’est dans le cadre de ces discussions que j’ai compris que les occidentaux qui parlent du Cameroun ne savent absolument rien de ce pays.
En début 2021, j’ai interpellé Madame Simonetta Sommaruga, Conseillère fédérale et Présidente de la Suisse de cette année, la réponse que j’ai reçue était sans équivoque : ” il n’y a aucun acte de terrorisme dans le NOSO, cette situation est due aux revendications des opposants anglophones dont la victoire à l’élection a été volée par le pouvoir en place”.
Que dire des réponses sur les dizaines de procédure judiciaire engagées…
En fait, ceux qui avaient l’ambition de renverser le pouvoir en place avaient déjà fait le travail de lobbying bien avant et ce, au nez et à la barbe des diplomates dont la seule ambition est manifestement d’organiser et ou de gérer les querelles des RDPCistes de la diaspora. Ils avaient déjà donné une image si fausse du Cameroun que tout était prétexte à condamner l’état du Cameroun, à qualifier ses dirigeants de dictateurs sans jamais prendre le temps de vérifier.
À un responsable du PS genevois, en parlant du Député Thevoz qui avait introduit les terroristes sécessionnistes au sein du Grand Conseil genevois (Parlement) pour faire en sorte que Genève déclare Paul Biya persona non grata à Genève, je lui ai posé la question suivante : vous qui êtes un élu, vous pensez que les citoyens genevois qui vous ont élu se sentiront comment si je vous traite de dictateur. Sa réponse : ” vous ne respectez pas le résultat des urnes en me qualifiant de dictateur. Vous me manquez de respect et vous manquez de respect aux genevois qui m’ont élus…”. C’est exactement ce que nous, camerounais, ressentons, quand vous prétendez que celui que nous avons librement choisi est un dictateur, lui ai-je dit…
Que dire des échanges avec les responsables du gouvernement canadien, jusqu’au plus haut sommet.
Le Cameroun a besoin des gens qui comprennent que le monde est en pleine mutation et qu’il faut organiser Sa Société civile comme l’un des principaux acteurs à la fois sur le plan national et international. Une société civile sans complaisance s’agissant de la gestion de la chose publique et bien sensibilisée sur les enjeux d’un monde en pleine mutation doit avoir pour ambition d’investir le champ de la diplomatie publique afin de pallier aux limites de la diplomatie classique. Se satisfaire encore de la démocratie des Redingotes, voitures de luxe frappées de CD et autres bureaux de luxe est une erreur : Les diplomates les plus influents sont ceux qui portent des sacs au dos et sillonnent les bureaux pour faire du Lobbying. Ne pas le comprendre est une faute.
Dr. Charly Noah
Président de l’ONG ACTION 237-SUISSE