
Cameroun/ Jeunesse : architecte d’un avenir radieux
À l’occasion de la 59ᵉ édition de la Fête de la Jeunesse, le Cameroun se dresse une fois de plus en témoin de la résilience et de l’ambition d’une nation déterminée à transformer ses défis en tremplins. Alors que les échos des récentes avancées résonnent, le discours du Président Paul Biya, prononcé le 10 février 2025, rappelle avec force que la jeunesse n’est pas seulement l’avenir du pays : elle en est le cœur battant, le levain d’une prospérité collective.
**Des symboles qui galvanisent**
Le Président a salué avec fierté la qualification des Lions Indomptables à la Coupe d’Afrique des Nations, y voyant bien plus qu’un exploit sportif. « *Cette victoire est le reflet de notre âme collective* », a-t-il déclaré, soulignant que la ténacité de l’équipe nationale incarne l’esprit d’une génération prête à conquérir les sommets. Un symbole fort, alors que le pays continue de lutter contre les divisions et les discours incendiaires.
**L’éducation et l’emploi : priorité absolue**
L’allocution présidentielle a mis en lumière les progrès tangibles dans l’éducation et la formation professionnelle. Avec la création de nouveaux établissements scolaires et de filières spécialisées, le Cameroun répond aux exigences d’un marché du travail en mutation. Les centres de Nanga-Eboko et Lembe-Yézoum, véritables pépinières de talents, offrent désormais à des milliers de jeunes sans diplôme l’accès à des compétences techniques indispensables. La baisse des frais de scolarité et l’octroi de plus de 1 000 bourses en 2024 illustrent une volonté ferme de démocratiser l’accès au savoir.
**L’emploi vert et l’entrepreneuriat : leviers de l’émergence**
Face au chômage, le gouvernement mise sur l’innovation. Le Programme des Emplois Verts, visant à créer 10 000 postes dans l’agriculture biologique, le recyclage et l’assainissement, marque un tournant écologique et économique. Les Bureaux d’Emplois Municipaux et le registre national des métiers viennent structurer l’accompagnement des chercheurs d’emploi, tandis que l’entrepreneuriat est érigé en modèle de réussite. « *L’auto-emploi n’est pas une option, mais une nécessité* », a martelé le Chef de l’État, citant des exemples inspirants de jeunes ayant bâti des empires grâce au numérique.
**Santé et unité : piliers de la stabilité**
Le secteur de la santé, en pleine expansion, devient un vivier d’opportunités. La contractualisation des médecins, pharmaciens et sages-femmes promet non seulement de sortir des milliers de diplômés de la précarité, mais aussi d’améliorer l’accès aux soins pour les populations. Dans un contexte où les fractures sociales persistent, le Président Biya a appelé à un « *réarmement moral* », condamnant l’immigration clandestine et rappelant que la réussite ne se limite pas au salariat. À l’approche des élections de 2025, il a surtout plaidé pour la paix et l’unité, rejetant toute incitation à la violence.
**Le numérique et l’agroalimentaire : horizons infinis**
Enfin, le discours a souligné le rôle clé du numérique et de l’agroalimentaire dans la transformation économique. Ces secteurs, porteurs d’emplois et d’innovation, redéfinissent les politiques jeunesse. « *Le Cameroun de demain se construit aujourd’hui, dans les salles de classe, les champs et les startups* », a insisté le Président, invitant les jeunes à saisir ces outils pour façonner leur destin.
**Conclusion : Une jeunesse en marche**
En refermant son allocution par un vibrant « *Bonne fête de la jeunesse à toutes et à tous* », Paul Biya a réaffirmé sa proximité avec les aspirations d’une génération audacieuse. Si les défis restent immenses – chômage, précarité, tensions sociales –, les graines plantées aujourd’hui germent déjà. La jeunesse camerounaise, armée de courage et de créativité, n’a pas le luxe du découragement. Elle incarne, plus que jamais, ce continent en devenir dont rêvait le Président.
*Et comme le rappelle si justement le Chef de l’État : « Le présent appartient à ceux qui osent ; l’avenir, à ceux qui persévèrent. »*
Reprec