
Cameroun/ médias : état de nuire ..
la passe d’armes par médias interposé de Armand Okol SENACOM du PCRN et Bruno Bidjang présentateur de ” Club d’Elites” intervenue en début de semaine au sujet de la participation d’un représentant du Parti de Cabral Libii à l’émission phare de Vision 4 télévision remet au goût du jour le but recherché par les débats au Cameroun .
Source : www.camaroes.cm
Comme il est désormais de coutume, le dimanche plusieurs plateaux sont organisés dans les médias télé et radio sur des sujets qui ont meublé l’ actualité de la semaine . Pour ce dimanche 02 Février 2025 , Bruno Bidjang présentateur vedette de Club d’Elites a invité plusieurs panelistes dont un représentant du PCRN sur des thématiques supposées connues à l’ avance . Seulement, le SENACOM du PCRN a, à la dernière minute désisté à envoyer un Communicant sur le Plateau de Bruno Bidjang au motif que ” le Format de l’, émission avait changé brusquement et cela s’ assimile à une” embuscade”. De son côté, Bruno Bidjang a réagi en arguant la fuite du PCRN au débat. Cette situation est monnaie courante dans la sphère médiatique Camerounaise . Plusieurs plateaux sont déséquilibrés a dessein pour des raisons parfois de chantage contre le Régime en place, pour attirer l’attention des décideurs visant parfois des faveurs ou encore pour des règlements de comptes. pour un sujet donné, le médias fait intervenir 4 ou 5 panelistes dont 3 ou 4 ont une même grille de lecture et opposées à celle du représentant du RDPC. De plus, chaque paneliste aura le même temps de parole alors que , chacune des sensibilités devrait avoir un temps équitable. Et pourtant la notion dme droit de réponse, principe cardinal dans la gestion d’un média permet à toute personne physique ou morale mise en cause sur les antennes d’une radio, télévision, presse écrite ou Cybernétique de riposter aux propos tenus la concernant et qui sont susceptibles de porter atteinte à son honneur ou à sa réputation, est une obligation pour le présentateur tant sur le plan déontologie que sur le plan juridique. Au Cameroun, le droit de réponse est encadré par les lois de 1990 sur la communication sociale . En sommes, si
Les libertés individuelles et collectives au Cameroun en général et la liberté de presse et d’opinion en particulier sont des réalités incontestables depuis 1990, libertés bels et bien encadrées d’une part par la loi mais aussi par l’éthique et la déontologie des professions qui sont sujets à leur exercice, le constat sur le terrain fait froid au dos . Le Conseil National de la Communication oriente plus sa régulation sur les questions de diffamation et d’outrages mais devrait aussi étendre son action sur ce pan qui biaise le débat public au Cameroun.
Le RDPC au dessus de la mêlée !
Conscient du fait que Paul Biya, Président National du RDPC est le principal promoteur des libertés individuelles et collectives en général et plus spécifiquement de la liberté de presse au Cameroun d’une part et d’ autres parts , en sa qualité de parti au pouvoir , le RDPC a plus axé ses moyens de lutte contre ce phénomène qui suscite actuellement la fureur du SENACOM PCRN , en outillant ses unités spécialises communication politique . En clair le Pr Jacques Fame Ndongo, Membre du bureau politique et Secretaire à la Communication au Comité Central RDPC, sur instruction de sa hierarchie a mis les moyens multiformes en jeux pour mieux prémunir ces unités de promotion et de défense des idéaux du Renouveau. Très bien formées et super entraînées à ces combats d’idées qui ont cours dans un déséquilibre criard , tous les jours sur plus 175 télévisions et radios sur l’ étendue du territoire national sans oublier la Presse écrite et l’espace cybernétique, elles sont très à l’aise à cet exercice que leur soumet au quotidien les contradicteurs déguisés en consultants , en Sociétés Civile , en experts et même en opposants au régime . Mais l’espace public ne saurait se résumer seulement au RDPC mais à tous les autres qui ont le droit de défendre équitablement et selon les dispositions de la loi, leur honneur et leur réputation lorsqu’ils ont été remis en cause.
Les médias Camerounais ne doivent donc pas perdre à l’ esprit leurs missions d’information, d’éducation des masses mais aussi de divertissement des populations. Il va donc sans dire que ceux-ci ont un fort impact social et culturel sur la société. ils doivent donc agir au sein de celle-ci et dans son intérêt tout en reflétant son image positive et non se donner pour liberté de la nuire car , tout le monde en serait alors perdant !
Simon Metsengue