
Cameroun/ Secteur Socio-économique : 2024, Quel Bilan ?
L’ an 2024 s’achève et l’on est amené à la question : quel regard porter sur le secteur socio-économique du pays ces 12 derniers mois ?
Paul Biya, lors de son adresse à la Nation le 31 Décembre 2023, de dire : ” Les efforts méritoires, engagés après la pandémie du Covid-19, en vue de la reprise économique, ont produit des résultats appréciables. La résilience de notre économie s’est confirmée. ” Cette résilience s’est accentuée en 2024 et ce malgré le contexte international marqué par des foyers de tension et de feu un peu partout dans le monde rendant alors l’accès aux financements difficiles et les chaînes d’ approvisionnement très ardues. Parti sur en 2023 sur un taux de croissance de 3.9 % , 2024 a connu une légère augmentation globalement de 0,1% pour se stabiliser à 4% marquant ainsi une évolution en légere hausse de la richesse créée tant par le secteur privé et public, sur le territoire national durant l’année qui s’achève . Quand au taux d’inflation il a légèrement baissé de 0,1 % parti de 6.7 en 2023 il se situe cette fin d’année à 6.6% certes bien au delà de celui admise en zone Cemac. Ces indicateurs permettent aux observateurs avertis de se faire une idée sur la santé de l’économie Camerounaise ces 12 derniers mois . Cela se traduit par le dynamisme des secteurs d’activités économiques notamment le secteur primaire qui a connu un taux de croissance de plus de 4% et surtout marqué par l’embellie dans la filière Cacao. Avec plus de 300.000 tonnes de cacao, le pays se classe 4 ème producteur mondial en quantité mais premier en qualité. Le cacao Camerounais est cité en exemple par les plus grands chocolatiers du monde . Avec l’embellie des prix sur le marché international au grand bonheur des producteurs, la filière a apporté un peu plus de 360 milliards de FCFA pour ce qui est des recettes d’exportations des fèves . Mais le pays qui transforme déjà en moyenne 30% de sa production compte davantage booster cette production c’est d’ ailleurs pour ce faire que le gouvernement camerounais a mis une cagnotte de 10 Milliards de FCFA pour subventionner près 69 000 fermiers cette année . Son objectif est qu’avant 2032 que le pays passe sa production de fève à 650 000 tonnes. Le dynamisme de ce secteur a permis aux producteurs des fèves de cacao du monde de le propulser à la tête de l’Organisation internationale du cacao, le 23 septembre 2024 à l’unanimité des membres du Groupe des pays producteurs de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO) . À côté du Cacao, la filière Banane plantain. Le pays est passé premier producteur africain avec plus de 5,4 millions de tonnes par an, devançant la Côte d’Ivoire, le Nigeria, l’Ouganda. Ce dynamisme a tout aussi été remarqué dans le secteur secondaire même si la taille de l’ industrie du pays reste fortement concentré dans l’agroalimentaire, il a apporté un taux de croissance de 2.9% mais pour 2025 ce taux de croissance compte doubler selon les prévisions de l’INS au vu des moyens et de l’orientation économique du pays . Le secteur des services quant à lui considéré comme vecteur de croissance de l’économie Camerounaise a joué sa partition avec un taux de croissance de 4,4% en septembre 2024 .
L’ économie Camerounaise connu pour son dynamisme et sa résilience constitue sa meilleure arme contre les secousses des crises et des secousses extérieurs et pour cause l’ orientation que le Renouveau qui dirige le pays depuis 42 ans a pris celui du libéralisme communautaire caractérisé sur le plan économique la primauté de l’entrepreunariat Privée mettant alors de côte le dirigisme originel qui a connu ses beaux jours par le passé mais avec la globalisation devenait inadapté , s’est de nouveau invité dans les chantiers du développement cette année 2024 avec 12.875 entreprises créés favorisant ainsi 34 558 nouveaux emplois.
En 2024 , le secteur éducatif Marqué par la grève des enseignants a trouvé une issue apaisée grâce au concours financier du gouvernement tel qu’instruit par le Président Camerounais Paul Biya lors de son adresse à la Nation en fin d’année dernière mais aussi avec le concours du dialogue social qui a permis aux acteurs de dissiper les points d’ombres qui pouvaient exister . Avec la décentralisation qui prend de plus en plus le pas le primaire et le secondaire connaîtront davantage un bien meilleur essor. Sur le plan sanitaire marqué par le maillage sanitaire qui consiste à apporter les infrastructures sanitaires dans les coins les plus reculés du pays, une fois de plus cette année le gouvernement a continué cet exercice pour faire reculer la mortalité et accroître l’espérance de vie qui se situe en cette période à 61 ans pour les hommes et 63 pour les femmes. Mais l’on a surtout vu se mouvoir le concept ” Couverture Santé Universelle” qui se traduit par le recours aux services de santé sollicité à n’importe quel coin du territoire sans être exposé à des difficultés financières. Officiellement lancée en avril 2023, la CSU était dans sa phase 2 en 2024 et a permis progressivement la prise en charge sur l’ensemble du territoire, de la dialyse, du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans, du VIH, de l’onchocercose, de la tuberculose et ça continue.
Plus globalement, l’ an 2024 symbole de l’infini et de la transformation pour les numérologues , aura fortement marqué et transformé l’économie Camerounaise ainsi que ses secteurs sociaux du pays dans l’ultime but de marquer et d’affirmer le pouvoir du pays comme étant le coeur de l’Afrique Centrale en pleine mutation qui se hisse fièrement dans le Golfe de Guinée.
Simon Metsengue