Cemac- FMI : Le Cameroun, victime collatérale

Cemac- FMI : Le Cameroun, victime collatérale

Le président Camerounais Paul Biya a convoqué de toute urgence un sommet extraordinaire de la Cemac pour cause de détérioration des termes de convergence économique dans la sous région. Qui sont ils c’est mauvais élèves ?

Un sommet extraordinaire de la Cemac est prévu le 16 Décembre 2024 à Yaoundé. Sommet dont le but est de s’accorder sur le plan de redressement de la situation économique de la sous région qui se trouve dans une situation inquiétante à plusieurs égards. Et pour cause , il persiste un déséquilibre budgétaire persistant dans certaines économies de la Cemac mais aussi une saturation du marché des titres publics peut on retenir de la tournée du Directeur Afrique du FMI au Cameroun le 20 Novembre 2024. Certains pays sont dans un cycle suffisamment inquiétant : le Gabon et le Congo Brazzaville. Pour ce qui est du Gabon sa gestion économique ces derniers mois, sans tenir compte des critères de convergence ou encore des aléas liés aux réserves de Change d’une part et le Congo Brazzaville d’autre part qui ayant sollicité un rééchelonnement de sa dette pour cause de tension de trésorerie persistante, démarche devant l’aider à économiser un peu plus de 200 milliards de FCFA . Mais sa situation économique est du genre à alimenter des inquiétudes chez les bailleurs de fonds. Selon Jeunafrique, les deux pays sont surendettés et doivent de ce fait rembourser respectivement 1474 milliards de FCFA pour ce qui est du Congo et 1000 milliards pour le Gabon pour l’exercice 2025- 2026. Le Tchad , la RCA et la Guinée Équatoriale ne sont pas très loin de cette situation inquiétante mais donnent encore quelques garanties aux bailleurs de fonds . Seul le Cameroun fait figure de bonne maîtrise de sa dépense publique et de son service de la dette . Mais cette embellie du Cameroun ne peut diluer la situation inquiétante que décrit l’huissier de la Finance internationale. D’où la convocation urgente du sommet extraordinaire du 16 Décembre 2024.

Plusieurs issues se présentent quand au terme de ce sommet du 16 : une dévaluation du FCFA qui est théoriquement possible mais invraisemblable car le Cameroun ne saurait l’accepter . Mais en revanche les pays les plus touchés notamment, le Gabon , le Congo et la Guinée Équatoriale devraient conclure de nouveaux accords avec le FMI afin de les mettre dans un plan strict de redressement. Cela est la condition sans laquelle les crédits du Cameroun 180 milliards ne sauraient être débloqués. Il faut tout de même le dire , les pays de la CEMAC comme ceux de l’UEMOA doivent se résoudre à lever la parité fixe du FCFA adossée à une seule devise l’Euro. Cette situation est du genre à faire peser à ces économies plusieurs contraintes les rendant incapable de pouvoir aisément résoudre les problèmes socio-économiques auxquels ils font régulièrement face sans avoir recours soient à l’endettement ou à la hausse du fisc . Ils ont aussi droit d’avoir recours à la planche à billets pour lever cet épée de Damoclès qui de façon décennale diluent leur capacité de développement. Bientôt 80 ans que cette servitude économique de trop. Le Cameroun première économie de la CEMAC ne doit pas être pris pour une victime collatérale mais comme la chance ultime pour sortir de cette esclavage monétaire. Il faut abroger la Cemac pour la CEEAC plus large et plus inclusive . Tél doit être l’un des Chantiers du Renouveau pour le septennat 2025-2032, vivement !

Simon Metsengue 

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