Corridor Douala – Ndjamena : halte à la corruption le long de Grande muraille !

Corridor Douala – Ndjamena : halte à la corruption le long de Grande muraille !

Un mouvement d’humeur a paralysé le corridor Douala Ndjamena depuis le 04 Décembre au poste de Meinganga.

Un mouvement d’humeur des transporteurs a paralysé le corridor ce 04 Décembre. Le mouvement de grève fait suite à une altercation à un poste de contrôle de la gendarmerie à la sortie de la ville de Meiganga . Plus d’un millier de camions ont été immobilisés depuis l’aube Cela fait suite à une altercation entre un agent des forces de sécurité et un chauffeur de camion dans ce point de contrôle. Cela a provoqué le courroux des transporteurs déclenchant ainsi un mouvement d’ humeur qui a paralysé le corridor . Après de longues heures de négociation avec les autorités administratives, le trafic a repris. Il y a quelques mois le gouvernement Tchadien avait exprimé toute sa désolation face à ces poches de corruption dans ce corridor.

Il est même allé signer une convention maritime avec la Guinée équatoriale le 14 Décembre 2024 pour contourner le Cameroun. Si cela est irréaliste, cet acte traduit la gravité de ce qui se passe sur ce tronçon. la multiplication des postes de contrôle le long de ce corridor est d’une importance capitale pour traquer les trafiquants de toute sorte: armes , drogues et autres trafic d’organes. Cependant il devient urgent de veiller à diluer les poches de corruption qui s’y sont installés. Certains évoquent des sommes exorbitantes entre 15000 à 20000 FCFA par camion pour un corridor qui a pratiquement une trentaine de contrôles un camion se retrouverait à perdre 200000 à 300000 FCFA . C’est tout de même intenable pour ces transporteurs qui participent à faire fonctionner l’ économie de ces pays de la sous région.

Le Corridor,notre Grande Muraille

Semblable à la muraille de chine , le corridor Douala – Ndjamena se fraie un chemin à travers plaines, les fleuves , les rivières ; montagnes et plateaux Camerounais. Sa longueur avoisine les 1500 km. Selon la Banque mondiale, il  concentre 35% du PIB du Cameroun et du Tchad , et dessert 20% de la population du Tchad et 35% de celle du Cameroun. Il est donc d’une importance capitale tant pour Cameroun que pour les pays de l’ hinterland comme le Tchad. Il mérite donc une sécurité plus accrue pour éviter de faire de Yaoundé ou de Ndjamena un farwest où les armes circulent comme des bouts de pain. Stop au rançonnement des camionneurs mais pas question de réduire les postes mixtes de contrôle. C’ est une équation que les autorités Camerounaises doivent résoudre dans l’ urgence pour plus de fluidité et plus de sécurité.

Simon Metsengue

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