
Import – substitution : la volaille hier , le poisson aujourd’hui !
Une révolution silencieuse de la Silure de Carpe ,de poisson chat et de tilapia s’opère en douce au Cameroun. Qui sont ses acteurs ? Quel est le rôle de l’ État dans cet engrenage ?
L’importation de poisson au Cameroun pour combler un déficit structurel de production locale est évaluée à plus de 200 000 tonnes de poissons congelés importés annuellement. En 2024 on a enregistré 207 092 tonnes pour une facture salée qui dépasse les 167 milliards de FCFA. Plusieurs entreprises ont eu l’ agrément pour l’ approvisionnement mais ces entreprises ont aussi eu comme condition de promouvoir la culture locale du Poisson. Si cette exigence tarde à se faire ressentir, les Camerounais sous l’impulsion du Président Paul Biya ont décidé depuis plus de 5 ans déjà de mettre en œuvre une révolution silencieuse mais efficace : la révolution de la Silure , de la carpe , du tilapia et du poisson Chat . C’ est ainsi que l’État à travers le MINEPIA, soutient activement l’aquaculture en subventionnant la production locale d’alevins pour les pisciculteurs, dans le cadre de la politique d’import-substitution.
Quelques projets connus entre autres, le
Projet de Promotion de la Filière Pisciculture Continentale- PROFIP Lancé officiellement en juillet 2025. Il vise une production moderne et durable de poisson. Il inclut des volets de soutien direct aux pisciculteurs. Certaines organisations comme
Agric-Fusion a lancé en août 2025 une campagne de distribution gratuite d’alevins (Tilapia, Poisson-chat, Carpe) avec une allocation minimale de 500 unités par postulant. D’autres actions du gouvernement et du secteur privé font Florès
Les partenaires aux développement soutiens constant de la révolution piscicole
Certains partenaires au développement comme la FAO et la Banque Mondiale appuient aussi la filière. Ici, l’accès gratuit aux alevins est souvent lié à des projets structurés plutôt qu’à une distribution de masse continue. à cette coopération multilatérale se greffe la coopération bilatérale notamment la coopération japonaise. Le Cameroun a bénéficié d’un don de 1,2 milliard FCFA en juillet 2025 pour soutenir le développement des fermes piscicoles au pays .
Conséquence le Cameroun a presque réduit sa dépendance de 50% . Avec une production locale de plus de 230.000 tonnes le pays compte en 2027 mettre un terme à ses importations . Malgré la hausse de la production locale, il a cependant importé plus de 234 000 tonnes de poisson en 2023 essorant ainsi plus de 182 milliards de FCFA. Plus jamais ça
Pour y mettre un terme, le gouvernement doit contraindre les importateurs à accentuer leur accompagnement vis-à-vis des producteurs locaux de poisson et fixer des quotas de réduction irréversible par an de telles sortes que cesse les importations de poisson comme l’ a été celles de la volaille. Et le Cameroun a des atouts pour cela . Tant de fleuves , de rivières , de marécage et autres sans oublier 400 km de côte. Ce n’ est pas les marchés qui manquent. Outre le marché locale ,il y a le marché nigérian qui a une demande de plus de 700000 tonnes l, an.
Les jeunes sont donc attendus au MINEPIA. Car pour bénéficier de ces appuis, il est conseillé de se rapprocher des délégations départementales ou régionales du MINEPIA. Ils doivent être comme cette bonne terre qui reçoit la bonne Semence ( les sages conseils du Chef de l’ État ) et non être comme ces terres pierreuses qui tels des esprits tourmentés et en peine qui tournent en dérision le précieux sésame que le chef de l’ État Camerounais leur donne. Chaque génération a ses missions, celle de la jeunesse actuelle est le développement du Cameroun. Quand agir s’impose parler c ‘ est trahir. au travail !
Simon Metsengue




