
Miss Cameroun : une fois n’ est pas coutume !
Miss Cameroun 2025 a été officiellement destituée ce 25 Février 2026 . Elle rejoint sur cette liste, la Miss Cameroun 2016 . Pourquoi ternir autant l’ image du Cameroun ?
Josiane Harangada Golonga Miss Cameroun 2025, Élue le 12 juillet 2025. a été officiellement destituée de sa couronne le 25 février 2026 par le COMICA. Les raisons évoquées sont entre autres des “manquements contractuels” et le non-respect des engagements liés à son titre. Lors de la décennie précédente, c’ était le tour de Julie Cheugueu Nguimfack , Miss Cameroun 2016 d’ être destituée au cours de son règne pour “non-respect du code de conduite” et de la discipline imposée par le comité. Elle fut remplacée par la quatrième dauphine, Michèle Ange Minkata Akomo, en raison de l’indisponibilité de ses trois premières dauphines. Cette situation qui, en 2016 a été comme un accident de parcours pour le projet Miss Cameroun, démarré en 1960 , initialement baptisé ” miss indépendance” et qui a vu Julienne Honorine Eyenga Fouda comme première lauréate. Une 2ème édition a eu lieu 31 ans plus tard . Mais ce n’ est qu’ en 2002 que le Comité Miss Cameroun – COMICA a été créé et a repris le flambeau pour continuer le périple de ce grand événement national et international d’ envergure.
Et pour cause , une Miss représente son pays en tant qu’ambassadrice culturelle, incarnant son image, ses valeurs et sa culture sur la scène internationale. C ‘ est un véritable outil de soft power pour promouvoir le tourisme et le commerce, tout en défendant des causes sociales (éducation, santé, environnement). Elle est aussi un modèle inspirant, alliant beauté, intelligence et engagement.
Mais pourquoi le vacarme autour ?
Cette fois ci , le COMICA invoque des « manquements contractuels graves », notamment des absences répétées à des événements officiels, des comportements jugés irrespectueux envers l’institution et le recours à un manager personnel non autorisé suffisant pour décoiffer la Miss Cameroun 2025 de sa couronne. Les détracteurs du Comica évoquent une controverse juridique et éthique. En sommes, ceux là s’interrogent sur la légalité du code de conduite du COMICA, certains vont plus loin pour évoquer des dérives potentielles au sein de l’organisation, allant jusqu’à des accusations de proxénétisme ou de pressions inappropriées sur les candidates. Vrai ou faux, ces allégations traduisent une absence de régulation de cette activité. Le Minac qui en est la tutelle, selon certaines indiscrétions est la plus part de temps mis à l’ écart . Les mêmes sources indiquent que les partis ont été conviées à une réunion de réconciliation afin d’éviter au pays cette humiliation de plus mais de trop , au vu de ce que l’ image de la Première Dame, la femme la plus importante du Cameroun a souvent été associée. Mais le Comica aurait brillé par l’ absence et serait juste passé à l’ acte. Au final , c ‘est le pays qui fait les frais d’ une humiliation de plus .
Il devient donc urgent de mettre un point d’honneur sur l’ organisation de cet événement culturel d’ envergure en y associant le Minac au partenaire privé qui est le COMICA afin d’éviter à l’ avenir ces désagréments qui mettent à mal l’ image du Cameroun .
Simon Metsengue




