Parlement : le pari de  la Relève !

Parlement : le pari de la Relève !

Marcel Niat Njifenji et Cavaye Yeguié Djibril ont rendu leur tablier ce 17 Mars 2026 à la tête du Parlement à la faveur du renouvellement des bureaux des deux chambres. Quel héritage et c’ est quoi la suite ?

L’ Honorable Cavaye Yeguié Djibril et  Marcel Niat Njifenji ont quitté respectivement la tête de l’ Assemblée Nationale et du Sénat ce 1 7 Mars après y avoir séjourné durant plusieurs années. Pour ce qui est du Chef supérieur de 1er Degré de Mada dans le Mayo Sava , Région de l’ Extrême Nord, il en a passé 34 ans sans interruption. Fort de la confiance du Président National de son parti le RDPC, Paul Biya, il a traversé des périodes délicates de l’ histoire du parlement Camerounais en particulier et de la vie politique du pays tout court. Tout d’ abord dès son entrée à la tête du perchoir de l’ Assemblée nationale dans un parlement monocameral en 1992 , il est confronté à une concurrence politique farouche au sein de l’ hémicycle. Son parti le RDPC n’ avait pas pu obtenir la majorité absolue aux législatives permettant au Président Paul Biya de former un gouvernement apte à implémenter sa vision. L’ Honorable Cavaye Yeguié Djibril a dû, aux côtés de son parti négocier des alliances dans un premier temps avec le MDR qui avait 6 députés pour former cette majorité absolue et faire un gouvernement acquis majoritairement à la cause du Renouveau. Dans la même période le pays qui avait connu une entrée difficile dans la démocratie et le retour au pluralisme politique a, après la tripartite adopté une nouvelle constitution qui faisait du Cameroun un Etat Unitaire décentralisé dès Décembre 1996. Progressivement, le pays est sorti de cette crise. C ‘est ainsi qu’au cours des mandatures qui suivaient jusqu’à la dernière en février 2020 le RDPC a réussi a Conforté ses majorités au parlement. En 10 mandatures, l’ Assemblée Nationale, sous le magistère de Cavaye Yeguié Djibril a fait voter plus de 2000 lois , une nouvelle constitution et une modification intervenue en Avril 2008. Les temps forts de ce magistère se résument en 3 temps :
1992-1997 : Reprise du multipartisme avec la réapparition de l’opposition au parlement. 2000-2010 : Consolidations législatives et adoption de lois clés sur le code électoral ; 2013 : Création et mise en place du Sénat, faisant passer le parlement à un système bicaméral ainsi que l’ adoption du code de la décentralisation. En 2024- 2025 : Cerise sur le gâteau, Cavaye Yeguié Djibril est donc celui qui aura été le maître d’ouvrage de la construction du somptueux parlement ” Palais de Verres Paul Biya” faisant de l’ Assemblée nationale du Cameroun une institution moderne qui soit tant sur le plan de la forme et que du contenu , adapté aux enjeux du Cameroun de l’ heure et du futur.

Comme l’ Assemblée Nationale, le SENAT, dernier né du parlement Camerounais a été mis en place en 2013 et c’ est Marcel Niat Njifenji qui a été choisi pour être le premier à diriger cette institution clé de la décentralisation et du développement local . Les enjeux étaient grands et les attentes très importantes après 3 mandatures , les résultats sont remarquables. Après l’ adoption du code de la décentralisation en 2019 , les 1ères élections régionales du pays en Décembre 2020 , le développement local et des territoires est devenu une réalité et ça continue et c’ est grâce à l’ arrivée du Sénat et au digne fils de Bangangte dans le NDE , région de l’ Ouest qui a eu la charge durant ces 3 mandats à peine de présider à ses destinées .

La relève

Dans la construction d’ une Nation , la génération spontanée n’existe pas . Ceux qui remplacent leurs illustres prédécesseurs aujourd’hui ne sont pas nés de nouveau dans ces institutions ils étaient à l’ ombre de leurs aînés . S. M Aboubakary Abdoulaye, et H. Théodore Datouo agés tous de 66 ans étaient chacun vice-président dans chacune des chambres ce qui veut clairement dire qu’ ils sont au fait des enjeux de l’ heure de ces instructions cruciaux du développement du Cameroun. Au-delà de l’ euphorie éphémère que procure le changement, les deux sont attendus au pied des réformes institutionnelles et Constitutionnelles qui devront certainement capaciter davantage de fonctionnement du pays et le conduire inexorablement à l’ atteinte de son émergence en 2035. Bonne Chance pour la suite .

Simon Metsengue

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