
Réseau routier : le quinté qui dilue l’embellie !
Bien que très dense , cind routes diluent le bel embellie du réseau routier Camerounais. Lesquels et pourquoi ?
Les tronçons routiers Mora-Dabanga – Kousseri ; Ebolowa -Akom2 -kribi; Ngaoundere – Garoua ; la 2ème phase de l’ Autoroute Yaoundé -Douala et la boucle de la Lekié sont ces routes et autoroutes qui diluent l’ engouement du dense réseau routier Camerounais avec ses 10700 km de routes bitumées et 121000 km de routes linéaires . Il est très loin devant celui du Sénégal un peu plus de 6000 km et moins de 55000 km de linéaire ; loin devant celui de la Côte d’Ivoire un peu plus de 8000 km de routes bitumées et 86000 km de routes linéaires. Et donc le Cameroun sous le Renouveau vu sur cet angle est l’ un des premiers pays francophone en Afrique au Sud du Sahara. Ceci étant, ce classement n’apporte pas le développement à Akom 2, à Kousseri, à Bibodi; à Ngaoundere ou à Okola qui demandent avec insistance la réhabilitation de ce quinté routier qui ralentit le développement du Cameroun.
Qu’est ce qui freine le bitumage ?
La réhabilitation de la route Mora-Dabanga-Kousséri longue de 205 km , maillon essentiel du corridor Douala-Ndjamena, est actuellement dans une phase de déploiement actif après des années de suspension pour raisons sécuritaires. A ce jour le tronçon Mora – Tchamakari 22km est déjà goudronnée. Pour ce qui est du Tronçon Tchakamari- Dabanga-
Kousséri long d’ environ 180 km) , les travaux ont été relancés à travers la contractualisation de quatre entreprises pour un montant global de 190,5 milliards FCFA. La livraison est prévue cette année 2026 . Pour ce qui est de la route Ngaoundere – Garoua toujours sur la Nationale N°1, longe de 278 km , sa réhabilitation longuement attendue, est entrée dans une phase active avec un financement sécurisé et le recrutement d’entreprises depuis l’année dernière. C’est en début de ce mois de février 2026, que le projet a effectivement démarré . La livraison est aussi prévue cette année 2026 . La boucle de la Lekié quant à elle ,longue de 81,5km divisée en 3 lots ,les travaux ont connu un léger ralentissement dûs aux pluies mais avec le retour de la saison sèche en Janvier 2026 l’entreprise égyptienne Arab Contractors intensifie la les travaux de bitumage. Ce coût de cette boucle notamment Zamengoue–Ekekam–
Evodoula est estimé à 31 milliards de FCFA. Cette boucle est très importante car elle vise à désenclaver les zones de production agricole de l’ un des plus grands départements agricoles du Cameroun. La livraison est prévue cette année 2026 .
Les routes qui constituent le casse-tête chinois
La 2ème phase de l’ Autoroute Yaoundé -Douala et la route Ebolowa -Akom2 -kribi. Pour ce qui est de la deuxième phase de l’autoroute Yaoundé-Douala longue de 141 km, de Bibodi à Douala est principalement bloquée à cause des lenteurs du règlement des indemnisations des populations impactées et le déplacement des réseaux eau et électricité . Pourtant relancée en octobre 2024, ces facteurs continuent de mettre à rude épreuve le travail du prestataire qui faute de libération du tracé ne peut entamer les travaux de terrassement à grande échelle. Le coût des travaux est de près de 900 milliards FCFA et la livraison est espérée en 2030. entre-temps la Nationale N°3 trivialement appelée “Axe lourd” est devenue un véritable danger pour les automobilistes. Enfin la route Ebolowa -Akom2 -kribi. L’ évocation de cette route à elle seule essore l’ image du réseau routier Camerounais. Depuis des lustres à travers les discours, cette route revient mais rien ne se fait sur le terrain. Est-ce la malédiction ou tout simplement une volonté de ne pas sortir cette partie du pays du désenclavement ? Tout compte fait cette route plusieurs décennies après n’est pas bitumée. Ces dernières semaines, ce tronçon de près de 180 km et d’ un coup de plus de 131 milliards de FCFA a connu quelques avancées notables :
2 .5 milliards de FCFA débloqués en Janvier dernier pour les indemnisations . De plus, l’agence britannique UK Export Finance (UKEF) a donné son accord pour le déblocage d’un financement de plus de 130 milliards FCFA structuré avec la Standard Chartered Bank, qui va permettre de couvrir la construction de cette infrastructure stratégique reliant la capitale régionale du Sud à la cité balnéaire et portuaire de Kribi.
Si pour l’ imaginaire populaire, ces routes ne sont pas bitumées , à cause des détournements et la Prévarication des fonds destinés à ces projets par les membres du gouvernement, la réalité est tout autre. En clair , ces routes piétinent faute de financement et aussi des aléas sécuritaires. Certains bailleurs de fonds internationaux sont prompts à donner de l’ argent pour le Sida ; la COVID 19 ; la promotion des mœurs contre nature mais pour le développement, ils deviennent de vulgaires usuriers . C’ est la triste réalité. Le gouvernement camerounais et tous les acteurs impliqués dans ce secteur sont à encourager . Mais il faudrait cependant réduire le temps des études de faisabilité et des entreprises privées qui n’ ont pas de véritable surface financière. Ceci étant, le Cameroun se construit progressivement au jour le jour et à son rythme.
Simon Metsengue




