
SRC – ENONCHONG : le devoir de vérité !
La récente sortie de Rebecca Enonchong sur la toile, devenue virale, contre la Société de Recouvrement des Créances du Cameroun (SRC) au sujet d’ un crédit contracté des années en arrière à UBC offre le spectacle d’une stratégie de communication rodée, mais démentie par la réalité des faits. De quoi s’agit-il vraiment ?
En drapant un litige commercial ordinaire dans les habits de la persécution politique, Rebecca Enonchong tente de transformer une dette bancaire en tribune militante. Le premier ressort de cette dramatisation repose sur la négation : « Je ne connais pas cette société », affirme-t-elle à propos de la société AppsTech. Pourtant, le dossier consigné dans les livres de la banque UBC est implacable : fiche signalétique associant son nom à l’entreprise, spécimen de signature et copie de sa pièce d’identité entre autres. Feindre l’ignorance d’une structure dont on est la gérante ou la mandataire habilitée relève d’une légèreté déconcertante. De même, l’argument « je n’ai jamais pris de crédit » joue sur une ruse sémantique. Pourtant , le dossier révèle un compte débiteur : un découvert initial de 1,5 million de FCFA devenu, avec les agios, une dette exigible de 7,4 millions. Dire que la SRC « n’a aucune preuve » est inexact : le dossier compile décomptes, sommations et contraintes antérieures à la saisie.
Plus outrancière encore est la dénonciation d’une prétendue double réclamation de 15 millions. Les documents démontrent qu’il s’agit d’une seule et unique créance de 7,4 millions, notifiée à la fois à la personne morale et à sa gérante. Cette confusion vise à nourrir le récit d’un acharnement, tout comme l’évocation de « représailles politiques » après sa prise de parole de décembre 2025 en faveur du président du FSNC, Issa Tchiroma Bakary. Or, la chronologie des faits est têtue : les opérations remontent à 2006, la clôture du compte à 2015 et le mandat de la SRC à 2022. La créance existait donc bien avant toute posture politique.
Une fois ne doit pas être coutume
Cette posture d’obstruction n’est pourtant pas nouvelle chez l’activiste. On se souvient qu’en pleine crise sanitaire du COVID-19, elle s’était déjà illustrée en parrainant activement une démarche de certaines femmes de l’opposition visant à bloquer le plan d’aide financière du FMI destiné au Cameroun. Préférer asphyxier l’économie nationale et priver les structures sanitaires de secours indispensables pour de simples calculs politiciens procède de la même logique de sabotage que celle observée aujourd’hui.
simon Metsengue




