
Infrastructures routières : le Premier ministre au chevet de la Nationale N° 3 !
Le Premier ministre Joseph Dion Ngute, en visite à Douala dans la région du Littoral, s’est rendu sur le terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux sur le tronçon Douala-Edéa, source de grandes difficultés pour les usagers depuis plusieurs semaines.
L’axe routier Douala-Yaoundé, et plus particulièrement la Route Nationale N° 3, demeure le poumon économique du Cameroun. Chaque jour, des milliers de véhicules — transporteurs de marchandises, bus de passagers et véhicules particuliers — sillonnent cet itinéraire stratégique pour relier les deux principales métropoles du pays et desservir la sous-région d’Afrique centrale. Pourtant, la dégradation progressive de certains tronçons a transformé le voyage des usagers en un véritable calvaire, soulevant des enjeux majeurs de sécurité routière, de fluidité du trafic et de bien-être social.
Face à la détresse grandissante des usagers et à l’impact économique des ralentissements, le Gouvernement a fait de la réhabilitation de cet axe une priorité absolue. C’est dans ce cadre hautement symbolique et opérationnel que s’inscrit la récente visite de terrain du Premier ministre, le Chief Joseph Dion Ngute, venu inspecter en personne l’avancement des travaux confortatifs sur le tronçon critique du pont de la Dibamba jusqu’à Edéa.
Un signal fort du gouvernement face au calvaire des usagers
La présence du Chef du Gouvernement sur le chantier constitue un message politique et pragmatique clair : la souffrance des usagers de la Nationale N° 3 a été entendue au plus haut sommet de l’État. Loin des rapports ministériels et des réunions de cabinet, cette inspection *in situ* permet à l’exécutif de confronter la réalité du terrain à l’urgence des besoins exprimés par la population.
Sur place, entre la Dibamba et Edéa, les équipes techniques sont mobilisées pour exécuter des interventions d’urgence et des travaux de renforcement. Ces opérations visent principalement à traiter les points noirs, à stabiliser la chaussée dégradée et à garantir une circulation plus fluide et plus sécurisée. En venant faire le point sur l’évolution concrète du chantier, le Premier ministre affirme la volonté des pouvoirs publics d’imposer un rythme soutenu aux entreprises adjudicataires et de veiller au respect des normes de qualité.
Un axe économique névralgique à sécuriser d’urgence
Au-delà d’une réponse à une légitime demande sociale, la rénovation du tronçon Dibamba-Edéa répond à un impératif économique crucial. La Nationale N° 3 n’est pas une simple route interurbaine ; elle est la colonne vertébrale du commerce national et transfrontalier. Le ralentissement des flux sur cet axe entraîne un surcoût logistique majeur pour les entreprises, accélère l’usure des véhicules et fragilise la chaîne d’approvisionnement des produits de première nécessité.
L’état des infrastructures routières restant au cœur des préoccupations nationales, la sécurisation de la RN3 conditionne directement la vitalité de l’économie camerounaise. L’action en cours représente ainsi une mesure conservatoire indispensable en attendant le parachèvement des projets de plus grande envergure, à l’instar des phases ultérieures de l’autoroute Yaoundé-Douala.
Du constat à l’action : le défi de la concrétisation
Si la descente du Premier ministre Joseph Dion Ngute a permis d’apporter un souffle d’espoir et de réaffirmer la proximité de l’État avec les citoyens, l’attention se porte désormais sur l’efficacité des réalisations à venir. Sur le terrain, la poursuite active du chantier témoigne d’une dynamique d’action engagée.
Le véritable défi réside aujourd’hui dans la pérennité de ces aménagements et le respect des délais de livraison. Les usagers de la route, légitimement exigeants, attendent de voir les effets concrets de cette mobilisation sur leur quotidien : une réduction drastique du temps de parcours, une baisse des accidents et une amélioration durable des conditions de transport sur la Nationale N° 3.
Simon Metsengue




