BAFOUSSAM : AU-DELÀ DES DÉRIVES IDENTITAIRES !

BAFOUSSAM : AU-DELÀ DES DÉRIVES IDENTITAIRES !

La scène politique locale à Bafoussam s’enlise dans des dérives identitaires par réseaux sociaux interposés. Quel est le projet ?

Il est non seulement légitime, mais impératif, de soumettre l’action du Maire de la Ville de Bafoussam à une analyse critique. Questionner les orientations politiques, évaluer l’efficacité des projets et exiger la transparence dans la gestion des deniers publics constituent les piliers fondamentaux d’une gouvernance locale exigeante et démocratique.

Cependant, l’exercice de la critique citoyenne ne saurait s’affranchir d’une exigence primordiale : celle de reposer sur des faits tangibles et vérifiables.

Sans prétendre à l’exhaustivité, un examen objectif des données du terrain témoigne des initiatives entreprises sous la magistrature de Roger TAFAM depuis son accession à la tête de la Communauté Urbaine en 2020. Qu’il s’agisse de la modernisation des infrastructures marchandes, du désenclavement routier, du développement des équipements sportifs, de l’extension du réseau d’éclairage public ou de l’institution de mécanismes d’action sociale et de démocratie participative, les réalisations concrètes demeurent mesurables et observables.

L’effort d’investissement s’est d’ailleurs intensifié avec le lancement, en 2025, des programmes C2D Capitales Régionales (Phase 2) et SPORCAP, représentant un engagement financier d’environ 6 milliards de FCFA, couplé à la validation d’un budget municipal arrêté à 7,5 milliards de FCFA pour l’exercice 2026.

Au regard de ces éléments, la formulation publique d’accusations portant sur de prétendues pratiques « tribalistes » exige une rigueur d’argumentation équivalente. Pour dépasser le stade de l’affirmation gratuite, une telle remise en cause doit s’appuyer sur des preuves administratives et comptables circonstanciées.

Quelle décision institutionnelle, quel marché public, quel projet d’aménagement ou quel acte de gestion permettrait, en toute rigueur, de corroborer ces griefs ?

La maturité du débat politique impose de dépasser les procès d’intention et la grille de lecture communautaire. La résurgence de postures rhétoriques axées sur l’identitaire — rappelant d’autres épisodes médiatiques passés, notamment lors des contentieux devant le Conseil Constitutionnel en octobre 2018 — interroge sur la permanence d’une méthode privilégiant la polémique à la substance.

Un débat public constructif requiert une confrontation d’idées fondée sur des pièces justificatives, des indicateurs chiffrés et des résultats évaluables par l’ensemble de la collectivité.

La gestion d’une métropole ne saurait être réduite au prisme des origines territoriales de ses édiles. L’élection du Maire de la Ville procède du choix d’un collège de conseillers municipaux issus de la diversité de la cité, concrétisant ainsi un projet politique partagé et non un simple ancrage corporatiste ou villageois.

À cet égard, l’évaluation d’un mandat doit s’effectuer à l’aune des réalisations probantes sur le plan géographique et social. Sur ce terrain, l’action municipale menée par Roger TAFAM s’inscrit dans une logique de résultats visibles au bénéfice du plus grand nombre.

En matière de gouvernance locale, l’éloquence stérile et la maîtrise des canaux médiatiques ne sauraient se substituer aux réalisations infrastructurelles et à la résolution pragmatique des préoccupations quotidiennes des citoyens. Si l’art oratoire conserve sa place dans la joute politique, l’action publique trouve sa légitimité ultime dans la concrétisation des projets.

Tout en renouvelant mes vœux de réussite à Monsieur le Maire de la Ville de Bafoussam dans la poursuite de sa mission au service de la collectivité, je lui adresse l’expression de ma considération distinguée.

Simon Metsengue

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