Crise anglophone : en train de « mourir de sa belle mort » !

Crise anglophone : en train de « mourir de sa belle mort » !

À Buea, ce 28 septembre, lors du Dialogue communautaire de la région, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a dressé le constat d’un conflit en bout de course. Entre l’essoufflement des maquis, un plan présidentiel de reconstruction et la traque internationale des financiers, la crise anglophone touche à sa fin : pour les entrepreneurs de guerre, l’heure est au dépôt des armes ou à la prison.

À Buea, ce 28 septembre, la parole du Premier ministre Joseph Dion Ngute était sans filtre. S’exprimant lors du Dialogue communautaire annuel du Sud-Ouest, le chef du gouvernement a martelé une réalité devenue flagrante : la crise anglophone s’essouffle et pourrait, d’ici 10 à 15 ans, « mourir de sa belle mort ». Revenant sur la nature du conflit, il a rappelé que les combattants « Amba » sont les enfants de ces régions, identifiables par leurs propres communautés. Informé par les déserteurs eux-mêmes, le Premier ministre l’affirme : l’épuisement gagne les rangs séparatistes. Alors que le véritable front sécuritaire du Cameroun se déporte vers l’Extrême-Nord, la résistance armée dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest s’enfonce dans l’impasse, même si le classement de ces régions en zone à risque continue de freiner l’investissement étranger.

La méthode Ngute : un dialogue de proximité

Ce diagnostic s’appuie sur les réalités du terrain, grâce au travail titanesque abattu par Joseph Dion Ngute depuis le Grand Dialogue National de 2019. Infatigable pèlerin de la paix, le Premier ministre effectue chaque année des évaluations dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Ces missions régulières ont permis de maintenir le fil du dialogue, d’écouter les forces vives et de désamorcer les tensions à la base, transformant progressivement la défiance en coopération citoyenne.

Reconstruction : le Plan présidentiel porte ses fruits

Cette baisse de régime des groupes armés a libéré le terrain pour la concrétisation du Plan présidentiel de reconstruction et de développement (PPRD), initié par le président Paul Biya en 2022 et coordonné par le Premier ministre avec le soutien du PNUD. Avec près de 35 milliards de FCFA déjà engagés, des centaines d’écoles, d’hôpitaux et de bâtiments administratifs ont été remis sur pied. Parallèlement, une centaine de médiateurs sociaux ont été formés et déployés sur le terrain pour consolider cette dynamique communautaire.

Le fin mot de l’impunité internationale

Sur le plan international, les alliés du Cameroun ont emboîté le pas. La justice occidentale a progressivement étranglé les réseaux de soutien financier : aux États-Unis, des figures comme Lucas Asu ou Ebenezer Akwanga ont fait l’objet de poursuites et d’arrestations pour trafic d’armes et financement d’actes terroristes, tandis qu’en Norvège, Lucas Ayaba Cho subit le même sort. D’autres pays, comme la Belgique, ne sont pas en reste, marquant la fin de l’impunité pour les commanditaires de la diaspora.

La paix ou l’ombre des geôles

Aujourd’hui, les entrepreneurs de cette guerre n’ont plus d’échappatoire. Deux voies seulement s’offrent à eux : déposer les armes pour participer activement à la reconstruction de leur région, ou s’exposer inexorablement à finir leurs jours dans l’ombre d’une geôle, voués à l’oubli. Chacun est désormais mis face à ses responsabilités, mais la voix de la sagesse impose aux égarés de saisir l’offre de paix du président Paul Biya.

Simon Metsengue

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