
Cameroun – Grande-Bretagne : un documentaire Baka Fruit d’un partenariat culturel renouvelé!
La salle Mimbia du Musée national de Yaoundé a abrité, ce 7 octobre 2026, une rencontre bilatérale stratégique entre le ministère des Arts et de la Culture (MINAC) et le Haut-Commissariat de Grande-Bretagne au Cameroun. Au centre de cette audience accordée par le ministre Bidoung Kpwatt au haut-commissaire, S.E. Matt Woods, le cinéma documentaire s’est imposé comme le puissant symbole d’une coopération historique en pleine réinvention.
Un projet cinématographique d’exception sur le peuple Baka
L’événement phare de cette rencontre demeure l’annonce de la première mondiale, au Palais des Congrès de Yaoundé, d’un film documentaire inédit réalisé avec l’appui de l’UNESCO et de réalisateurs britannique et camerounais, retraçant 50 ans d’histoire d’une famille Baka. Se félicitant de ce projet immersif initié par le réalisateur britannique Phil Agland, S.E. Matt Woods s’est enthousiasmé pour cette œuvre portée directement par ses protagonistes : « Il s’agit de l’histoire de cette même famille, et plus particulièrement d’une enfant née devant la caméra lors du premier documentaire. C’est son histoire racontée par elle-même ». Un projet d’envergure qui met en lumière la richesse du patrimoine immatériel camerounais et l’excellente collaboration artistique entre les deux pays.
Un patrimoine partagé et des perspectives d’avenir
En marge de cette annonce cinématographique majeure, le directeur de la Coopération du MINAC a rappelé la densité des liens culturels bilatéraux, ancrés dans l’histoire, l’héritage colonial et le Commonwealth. Du rôle moteur du British Council aux bourses *Chevening*, en passant par les programmes *Film Lab Africa ou Music In Africa, la coopération demeure particulièrement dynamique. Pour adapter ce cadre aux défis contemporains, le MINAC préconise la révision de l’accord général de 1963 sous la forme d’un mémorandum d’entente (*MoU*). Le ministère ambitionne notamment la réhabilitation des Archives de Buea et du Musée de Bamenda, la création d’une « Route du patrimoine », ainsi qu’un soutien accru à la coproduction artistique et audiovisuelle.
L’engagement institutionnel du MINAC
Réagissant à l’initiative du documentaire Baka, qu’il qualifie de formidable vecteur de rapprochement, le ministre des Arts et de la Culture a salué des propos « réconfortants qui démontrent combien la culture au Cameroun a pour vous un intérêt particulier ». Inscrivant cette démarche dans le cadre du « dialogue des cultures et du rapprochement des peuples », le membre du Gouvernement a immédiatement acté la création d’un comité de suivi.
Présidée par le secrétaire général du MINAC et composée de plusieurs directeurs techniques du ministère, cette équipe travaillera avec l’interface britannique afin d’établir une concertation permanente. L’objectif est clair : définir les priorités à court, moyen et long termes pour intensifier davantage le rayonnement de la coopération culturelle entre la Grande-Bretagne et le Cameroun.
Simon Metsengue




