
Budget 2027 : Paul Biya fixe le cap !
À quelques semaines du marathon budgétaire de novembre, Paul Biya prend les devants. En signant la circulaire d’orientation du budget 2027, le chef de l’État réaffirme son leadership au sommet de l’État. Entre rigueur financière, poursuite de la SND30, respect du calendrier électoral et ferme cadrage face aux agitations de la diaspora, le président répond aux spéculations par des actes de gouvernance méthodiques. Un message clair : le pilotage de la nation reste ferme et serein.
Une vision économique rigoureuse et ancrée dans la SND30
Dans un environnement international instable marqué par le conflit au Moyen-Orient, la fragmentation géoéconomique et les perturbations climatiques qui freinent la croissance mondiale , la trajectoire fixée par le chef de l’État s’appuie sur la solidité de l’économie nationale. Porté par le dynamisme du secteur non pétrolier, le PIB camerounais affiche un taux de croissance résilient estimé à 3,6 %, avec une inflation maîtrisée à 3,2 % et un déficit budgétaire contenu à 2,7 % du PIB.
Cette feuille de route s’inscrit au cœur de la Stratégie Nationale de Développement (SND30) avec des priorités claires :
Énergie et infrastructures : Consolidation du secteur électrique (*barrages de Kikot et de Nachtigal*) et accélération des travaux de l’autoroute Yaoundé-Douala.
Souveraineté alimentaire : Élargissement du Plan Intégré d’Import- Substitution Agropastorale et Halieutique (PIISAH) et concrétisation du projet d’usine d’engrais.
Inclusion et gouvernance : Déploiement du Registre Social Unifié, soutien à la jeunesse, autonomisation des femmes et renforcement de l’autonomie financière des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD).
En matière de finances publiques, au moins 30 % des dépenses seront allouées aux investissements prioritaires, avec l’interdiction de disperser les ressources dans des projets non mûrs. L’assainissement du fichier solde de l’État (outil AIGLES), l’élargissement raisonné de l’assiette fiscale et une gestion prudente de la dette complètent cette architecture rigoureuse.
Un calendrier institutionnel serein et une réponse par l’action
L’absence d’une rubrique explicitement dédiée au financement des opérations électorales dans la circulaire a suscité quelques interrogations. Ce constat relève d’une méconnaissance des mécanismes de la finance publique. Les circulaires établissent le cadrage macroéconomique, tandis que les ressources d’ELECAM ou des dotations souveraines sont ajustées lors des arbitrages du projet de loi de finances. Le texte évoque d’ailleurs explicitement le renouvellement des organes délibérants des communes, inscrivant l’organisation des scrutins dans la continuité républicaine.
Enfin, le contraste est saisissant entre la rigueur du sommet de l’État et l’agitation d’une poignée de compatriotes de la diaspora invoquant une prétendue « vacance de fait du pouvoir ». Face à ces spéculations déconnectées des réalités nationales, le Président de la République répond par des faits et des arbitrages concrets, prouvant que les leviers de l’État restent fermement et sereinement tenus.
Simon Metsengue




