
Université Inter-États Cameroun- Congo : le pari académique de Biya et Sassou !
Ce 10 octobre 2026, 267 candidats congolais concouraient pour l’entrée à l’Université Inter-États de Sangmélima, soit le double des candidatures de l’an dernier. Zoom sur ce joyau sous-régional.
À l’heure où l’Afrique centrale cherche à consolider son intégration sous-régionale, l’Université Inter-États Congo-Cameroun s’impose comme un modèle concret et ambitieux de diplomatie académique. Née de la volonté partagée du président congolais Denis Sassou Nguesso et de son homologue camerounais Paul Biya, cette institution matérialise une vision commune : former la jeunesse aux métiers de demain pour bâtir une souveraineté numérique et économique régionale.
Un engouement croissant au cœur de la compétition académique
Signe tangible de cette dynamique, l’École supérieure internationale du génie numérique (Sangmélima) a enregistré cette année une mobilisation record. Lors du concours d’entrée qui s’est déroulé ce samedi 10 octobre 2026, 267 candidats congolais ont composé depuis le campus de l’École nationale supérieure polytechnique de Brazzaville soit le double de l’effectif constaté l’année dernière.
Organisées simultanément au Congo et au Cameroun, ces épreuves écrites marquent la quatrième édition du concours et sa troisième année consécutive de parfaite continuité. Les lauréats congolais franchissant cette étape rejoindront leurs homologues camerounais sur le campus de Sangmélima, au Sud du Cameroun, où ils bénéficieront d’un environnement d’apprentissage d’excellence adapté aux exigences de l’innovation technologique.
Le témoignage d’une solidarité institutionnelle et fraternelle
Le lancement officiel à Brazzaville a donné lieu à une cérémonie hautement symbolique, co-présidée par la ministre congolaise de l’Enseignement supérieur, le Professeur Delphine Edith Emmanuel, et l’ambassadeur du Cameroun au Congo, Son Excellence Louis-Marie Magloire Nkoum-Me-Ntseny.
Se félicitant de la pérennité du dispositif, le diplomate camerounais a tenu à rassurer les candidats quant à la qualité de l’accueil qui leur sera réservé en terre camerounaise :
« C’est la troisième fois qu’avec Madame la Ministre nous procédons au lancement des épreuves écrites de ce concours. Cela témoigne de la vitalité de cet exercice, de la soutenabilité du projet instruit par les deux chefs d’État et de la constance du travail fait au plan technique par les deux ministères. Je voudrais dire toute ma satisfaction de voir ce volet de la coopération s’étoffer, surtout qu’il vise aujourd’hui la jeunesse. »
Un axe Brazzaville-Yaoundé structurant pour la CEMAC
Au-delà des épreuves académiques, le partenariat poursuit son déploiement infrastructurel. En marge du concours, les échanges bilatéraux ont porté sur l’avancement des travaux de construction du rectorat de l’université à Ouesso, en territoire congolais. Ce chantier stratégique constituera une étape clé dans le développement institutionnel et l’ancrage territorial de cette université binodale.
En investissant conjointement dans le capital humain et les technologies de pointe, Paul Biya et Denis Sassou Nguesso démontrent que la formation universitaire est le véritable moteur de l’intégration sous-régionale. Un signal fort envoyé à toute la jeunesse de la zone CEMAC.
Simon Metsengue




