
Crise dite “anglophone” : Ayaba Cho, inculpé en Norvège !
L’engrenage judiciaire international se resserre inexorablement autour des parrains de la terreur dans la crise dite anglophone. Alors que s’annonce le procès d’Ayaba Cho Lucas devant le tribunal d’Oslo, la récente communication du cabinet d’avocats norvégien *Andenæs à destination du Dr Charly Noah confirme qu’une décision d’inculpation majeure a été prononcée. Un tournant décisif qui met en lumière la longue traque menée contre les financiers et instigateurs du chaos qui endeuille les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
L’impulsion pionnière de l’ONG Action 237 Suisse
Derrière cette avancée spectaculaire se profile le travail de titan abattu par l’ONG Action 237 Suisse. Dès 2021, cette organisation non gouvernementale a fait le choix audacieux de porter le combat sur la scène internationale. Répondant directement à l’appel solennel lancé par le Président Paul Biya à l’adresse des partenaires internationaux et des États amis — les exhortant à traquer et neutraliser les sanctuaires financiers et logistiques du terrorisme , Action 237 Suisse a enclenché des poursuites transfrontalières rigoureuses. En ciblant ceux qui, bien installés dans le confort des pays occidentaux, alimentaient la machine de guerre au Cameroun, l’ONG a offert aux victimes un canal de justice hors d’atteinte des pressions locales.
Le lourd tribut des populations et la barbarie des ADF
Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest paient un lourd tribut à cette crise artificielle. Des milliers de compatriotes arrachés à la vie, des villages calcinés, des infrastructures socio-économiques réduites en cendres et des populations civiles réduites à errer sur les routes de l’exil ou des forêts. Au cœur de cette spirale de violence barbare, les *Ambazonia Defence Forces* (ADF), bras armé du mouvement dirigé par Ayaba Cho, se sont imposées comme la faction la plus impliquée dans les exactions les plus ignobles : assassinats ciblés de fonctionnaires, tortures, enlèvements avec demandes de rançon et mutilations. L’homme fort des ADF, longtemps agissant depuis l’Europe, récolte aujourd’hui les fruits de sa politique de terre brûlée, rattrapé par les lois universelles réprimant les crimes de guerre et les atteintes massives aux droits humains.
le gouvernement sommé de rompre avec l’immobilisme
L’officialisation de cette inculpation ouvre une brèche historique, mais elle impose un nouveau défi : celui du dédommagement des victimes. Le temps des responsabilités pénales individuelles doit désormais s’accompagner du temps de la réparation civile.
Pour ce faire, le gouvernement camerounais est appelé à balayer d’un revers de main ses traditionnelles lourdeurs bureaucratiques et certaines démarches opaques ou peu recommandables qui ont trop souvent caractérisé la gestion de cette crise. Il est impératif que Yaoundé noue une collaboration franche, directe et fructueuse avec les structures juridiques internationales et les cabinets engagés dans ce combat. L’heure n’est plus aux atermoiements administratifs. En s’ouvrant à une synergie constructive, l’État permettra aux victimes des ADF d’ouvrir enfin le volet tant attendu du dédommagement. Le gouvernement camerounais est, plus que jamais, au pied du mur de ses responsabilités envers son peuple.
Simon Metsengue




