Municipales et Législatives 2027 : Alhadji Ahmed, RDPC — « Na Caterpillar go move for ya »

Municipales et Législatives 2027 : Alhadji Ahmed, RDPC — « Na Caterpillar go move for ya »

Interview de  de ALHADJI Ahmed, militant RDPC (Logone-et-Chari, Extrême-Nord)*

S.M : À quelques jours du 6 novembre, qui célèbre le Renouveau National, symbolisant l’avènement du président Paul Biya à la magistrature suprême, le 6 novembre 1982, et en nous intéressant à la première année de ce 8e septennat, quel regard, en tant que militant, jetez-vous sur cette première année du septennat de « Grandeur et Espérance » ?

Alhadji Ahmed : Je suis originaire du Logone-et-Chari, plus précisément de l’arrondissement de Makari, mais beaucoup plus ancré à Kousseri, car c’est là que j’ai grandi et fait mes études. Je ne suis pas attaché à une section spécifique ; je suis militant de toutes les sections, je nage dans toutes les eaux du RDPC. Même si aujourd’hui on m’offrait un poste dans une section ici à Yaoundé, je le prendrais, car la première lettre du parti, c’est le « Rassemblement ». C’est un parti de rassemblement, sans frontières ni discrimination : tout le monde est dans la même famille politique.

Si je dois apporter ma contribution dans une section du Centre ou du Mfoundi, je suis prêt à le faire, car on doit se sentir à l’aise et militer partout. C’est le chef de l’État que nous soutenons, le champion du RDPC.

Ma vision par rapport à la première année de ce 8e septennat du chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, notre président national, est la suivante : c’est un mandat qui a débuté dans une certaine effervescence politique après les résultats des élections, mais le chef de l’État, avec sa sagesse, a su apaiser la situation. Aujourd’hui, la paix règne, et la grande espérance est de mise, car tout a été relancé : l’économie, les grands projets. Tout est en marche, et nous le constatons concrètement sur le terrain.

En tant qu’originaire de l’Extrême-Nord, comment ne pas saluer les actions majeures menées dans notre septentrion ? Nous assistons au **lancement des travaux de reconstruction de la route Mora-Kousseri avec sa voie de contournement**, un soulagement immense pour nos populations et nos axes économiques. À cela s’ajoutent les impacts très visibles des grandes réalisations dans le cadre de l’exécution des composantes des projets PROLAC et PDR, qui transforment le quotidien de nos communautés. Et si l’on regarde un peu plus au sud de notre grand septentrion, le lancement des travaux de construction de la route Ngaoundéré-Garoua vient parachever cette dynamique de désenclavement et de modernisation des infrastructures routières.

Le chef de l’État est un visionnaire. Dans mon secteur de la formation professionnelle, je constate qu’en un an, jusqu’à trois conventions de financement ont été signées, représentant plus de 100 milliards de FCFA. À terme, nous aurons plus de 500 000 jeunes formés, ce qui contribuera à réduire drastiquement le chômage.

Partout ailleurs, dans le secteur de l’énergie avec la transformation d’Eneo en Socadel, cela témoigne d’une nouvelle vision pour l’émergence énergétique et l’autonomie du Cameroun. Depuis que Socadel est opérationnelle, les délestages sont mieux maîtrisés grâce aux importants moyens mis à disposition.

Sur le plan des transports, le secteur marche à merveille avec des lignes aériennes bien desservies (plusieurs vols par semaine vers Maroua, Garoua, Yaoundé et Douala). De plus, le chef de l’État a reçu de grandes personnalités au cours de cette année, à l’instar du Pape et, tout récemment, du prince de Monaco. Ce sont des actes diplomatiques qui confèrent un grand poids politique au pays. Grâce à notre président, un homme visionnaire qui aime sa patrie, nous lui souhaitons longue vie et réaffirmons notre détermination à l’accompagner.

 

S.M :Au vu de ce bilan remarquable et réaliste, que répondez-vous à certaines mauvaises langues qui affirment que les élections à venir s’annoncent catastrophiques pour le RDPC ?

Alhadji Ahmed :Le RDPC est un parti très mature. Il est né en 1985, ce qui représente 41 ans d’existence. Ses militants savent comment s’y prendre et comment marcher. Certes, les élections sont concurrentielles, libres et démocratiques ; le chef de l’État l’avait déjà rappelé dès les années 1990 en demandant au parti de se préparer à la concurrence. Cette concurrence est permanente, et nos militants travaillent sans relâche pour consolider nos acquis à travers une feuille de route rigoureusement respectée.

Le RDPC est implanté sur toute l’étendue du territoire national. Aucun parti d’opposition ne nous fait peur ; ils peuvent créer des frémissements, mais nous ne reculons pas. Ceux qui prédisent la chute du RDPC ne sont souvent même pas inscrits sur les listes électorales. L’opposition recrute parfois des adolescents qui n’ont pas l’âge requis pour voter, juste pour faire du bruit. En tant qu’acteur de terrain lors des campagnes présidentielles, je sais reconnaître un véritable électeur.

S.M :Justement, le président Paul Biya met un accent particulier sur la jeunesse et les femmes. Qu’en est-il concrètement de l’accompagnement de ces couches sociales ?

Alhadji Ahmed : Le chef de l’État l’a dit : c’est le septennat de la jeunesse et des femmes. Et quand on parle des jeunes, il s’agit de cette frange mûre et consciente, tout comme les femmes. Les jeunes se sentent aujourd’hui totalement pris en compte et mis à l’aise.

Le chef de l’État a institué un fonds spécial de 50 milliards de FCFA pour les jeunes, renforcé par d’autres mécanismes tels que le Fonds National de l’Emploi (FNE), le Conseil National de la Jeunesse, et 200 milliards de fonds de garantie de crédit (le FOGA-Jeunes).

Tous les ministères  qu’il s’agisse des Petites et Moyennes Entreprises, de la Jeunesse, de l’Emploi, ou à travers les projets Unipole logés au MINESUP pour l’auto-emploi  encadrent activement les jeunes et les femmes. La fonction publique ne pouvant absorber toute la population, il est primordial que la jeunesse cherche à se former et à s’insérer dans les secteurs productifs et l’entrepreneuriat.

 

S.M :Pour terminer, quel est le message clé que vous adressez aux militants de tout le pays (Nord, Adamaoua, Extrême-Nord, Centre, Littoral, Sud, Est, Ouest, Sud-Ouest, Nord-Ouest) à l’occasion de cette célébration du 6 novembre et en perspective des élections futures ?

Alhadji Ahmed : Pour cette fête du 6 novembre, je demande à tous les camarades du parti de se mobiliser massivement afin de marquer l’événement avec brio, à la hauteur de notre champion, le président Paul Biya. Nous devons célébrer cette journée avec beaucoup d’énergie pour prouver à l’opposition que nous sommes solidaires et unis derrière notre leader.

Concernant les élections législatives et municipales à venir, même si nous attendons la convocation officielle du corps électoral — qui relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’État —, nous y sommes préparés. Notre parti est fort, ancré de bout en bout sur le territoire national. Comme le disent nos militants avec humour dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest : « Na Caterpillar go move for ya » (« Même un caterpillar ne peut nous terrasser ni nous évincer »).

Certes, le pays fait face à des aléas naturels ou conjoncturels comme l’insécurité ou la sécheresse, qui sont des phénomènes mondiaux, mais cela ne saurait altérer notre fidélité à l’idéologie politique du RDPC. Le RDPC est un grand parti, mature et enthousiaste, plein d’espoir pour l’avenir de notre cher et beau pays, le Cameroun. Bonne fête du Renouveau à tous les Camerounais d’ici et de l’étranger !

Propos recueillis par Simon Metsengue

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