
Affaire SRC / Rebecca Enonchong : les faits et la primauté du droit !
Au terme d’une campagne médiatique dans le cyberespace, la femme d’affaires camerounaise Rebecca Enonchong a fini, le 20 juillet dernier, par saisir le PCA de la SRC. Suite du feuilleton.
Dans une lettre datée du 20 juillet 2026, l’entrepreneure Rebecca Enonchong dénonce les méthodes de la Société de Recouvrement des Créances du Cameroun (SRC). Elle y conteste une créance de 7,4 millions de FCFA attribuée à l’ex-UBC sans justificatif et signale des poursuites visant une société qu’elle qualifie de fictive. Malgré un recours en justice, la SRC aurait mené une saisie “spectaculaire” dans ses locaux de Douala le 15 juillet. La cheffe d’entreprise, ayant porté plainte, dénonce une atteinte à l’État de droit.
De son côté, et face à cette récente campagne médiatique contre elle, la SRC entend s’en tenir à la stricte vérité des faits. En sa qualité d’établissement public investi par l’État de la mission d’intérêt général de recouvrer les créances publiques et bancaires dépréciées, elle affirme agir dans le strict respect du cadre légal et des pièces comptables transmises par les institutions financières liquidées.
L’affirmation selon laquelle elle aurait inventé une dette pour persécuter une figure du monde des affaires est formellement démentie par les éléments matériels du dossier. La créance poursuivie ne serait ni une création récente, ni le fruit de considérations politiques. Elle proviendrait d’un compte courant ouvert auprès de l’ex-Union Bank of Cameroon (UBC) au nom de la société Application Technologies Inc. (APPSTECH), présentant un solde débiteur en raison d’un découvert non régularisé.
Le dossier bancaire transmis à la SRC comporterait des pièces explicites : fiche signalétique, spécimen de signatures, pièces d’identité et documents désignant directement Madame Rebecca Enonchong en qualité de gérante ou mandataire habilitée. Sous cet angle, déclarer ignorer cette société ou soutenir l’inexistence de tout dossier relevé de la contre-vérité face aux preuves contractuelles et comptables existantes.
De plus, la SRC dément fermement toute tentative de double recouvrement. Les deux actes signifiés pour un montant de 7 434 263 FCFA ne constituent en aucun cas deux créances cumulatives de 15 millions de FCFA. Il s’agit d’une seule et même dette sociale, notifiée d’une part à la personne morale (APPSTECH) et d’autre part à sa représentante légale, conformément aux usages de la procédure civile.
Concernant la mesure d’exécution forcée du 15 juillet 2026, la SRC rappelle qu’elle est intervenue sur la base de titres parfaitement exécutoires (sommations, commandements de payer et contraintes), après l’échec de multiples relances. S’agissant de la valeur des biens saisis, avancée unilatéralement par la partie adverse, elle ne peut être estimée que par des inventaires officiels et contradictoires, tenant compte de la valeur de réalisation forcée et des frais de poursuite.
Acteur clé de la préservation des deniers publics et du redressement du secteur financier, la SRC réaffirme qu’elle ne cherche aucun affrontement personnel. Elle exerce sa mission avec rigueur, équité et transparence, tout en s’en remettant à la sérénité des juridictions saisies. Le litige est désormais devant les tribunaux, qui diront le droit. affaire à suivre.
Simon Metsengue




