
Cameroun – USA : Boko Haram, riposte globale !
Le 07 Mai dernier, le
Le Président Paul Biya a reçu en audience le général américain John W. Brennan Jr . Retour sur les contours de cette audience.
Le 7 mai 2026, le président Paul Biya a reçu le général américain John W. Brennan Jr., commandant adjoint de l’AFRICOM, au palais de l’Unité à Yaoundé. Au menu des échanges, la lutte contre Boko Haram, la sécurité maritime dans le golfe de Guinée et la stabilité régionale. Cette rencontre entre le N°1 Camerounais et le commandement des États-Unis pour l’Afrique qui témoigne de l’engagement américain dans la région arrive dans un contexte de montée en puissance de Boko Haram au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. En effet , le 04 Mai 2026 le Tchad a perdu 23 soldats et 26 autres blessés au cours d’ une attaque de Boko Haram. Non loin de là au Mali, une crise sécuritaire intense est en cours depuis la nuit du dimanche 10 Mai , marquée par des attaques coordonnées, des groupes liés à al-Qaïda.
Tout cela , a conduit les USA et le Cameroun à s’accorder sur une stratégie commune de Riposte contre cette hydre terroriste dans le cadre de la coopération entre les deux pays . Plusieurs pistes sont susceptibles d’ être explorées .
Bien que la base de AFRICOM au Niger ait été dementelé l’ an dernier, il adapte sa stratégie de lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du lac Tchad en se concentrant sur un soutien ciblé, le partage d’ informations avec les partenaires locaux comme le Cameroun entre autres. Ceci étant, le Cameroun, le Tchad et le Nigeria ont mis depuis 2015 en place une force mixte Multinationales – FMM dotée de plus de 5000 hommes très efficace qui ne demande que des moyens logistiques et financiers pour continuer de neutraliser les poches terroristes dans le bassin du lac Tchad et dans le Sahel plus globalement. Mais cette force est boudée par certains partenaires stratégiques de ces pays préférant eux même être sur le terrain. Chose que les pays comme le Cameroun de Paul Biya n’ ont jamais accepté. Les raisons sont simples. Les armées locales connaissent mieux le terrain et les soldats très proches des populations locales véritable niche dans la collecte de l’ information stratégique.
Ceci dit , le Cameroun accepte toute coopération qui peut faire progresser la lutte contre le terrorisme car aucun pays isolé ne peut lutter efficacement contre le terrorisme mais c’ est en groupe et en coordonnant les efforts que le monde peut venir à bout . Et le Président Paul Biya en bon visionnaire le martelait déjà lors d’ une de ses allocutions aux Nations Unies : ” à menace globale, riposte globale” . Vigilance, vigilance, vigilance.
Simon Metsengue




