Clément Atangana : sacrilège des Ombres !

Clément Atangana : sacrilège des Ombres !

Alors que le Cameroun pleure le patriarche Clément Atangana après plus de six décennies au service de la Nation, une meute d’insulteurs anonymes souille sa mémoire sur le Web. Incapables de respect face à la mort, ces cyniques creusent leur propre tombe dans l’indifférence totale.

outrage à un grand bâtisseur 

Le patriarche Clément Atangana a tiré sa révérence ce 04 Octobre laissant derrière lui le souvenir d’une vie entière dédiée au service de la Nation. Plus de six décennies durant, il aura été l’un des grands ouvriers de cet État, apportant sa pierre à la consolidation des institutions camerounaises. Pourtant, à peine le souffle de l’illustre disparu s’est-il éteint que les réseaux sociaux se sont transformés en déversoir. Derrière la lâcheté d’un vulgaire clavier, une armée d’ombres anonymes s’empresse de cracher sur sa mémoire, transformant le deuil national en un triste spectacle de dérision.

La perte des valeurs d’égard et de dignité

Ce voyeurisme haineux révèle une fracture morale effrayante. Pour ces agitateurs du virtuel, nés d’une éducation de caniveau, plus rien ne mérite le respect, la retenue ou la crainte sacrée du trépas. Dans leur univers vicié, la vieillesse est perçue comme un fardeau et la mort comme une abomination à tourner en dérision. Rien n’est épargné, rien n’est sacré. Cette incapacité fondamentale à honorer la mémoire des aînés traduit une perte totale de repères et un déni des valeurs les plus élémentaires de notre dignité humaine et africaine.

Quand le venin isole ses propres auteurs

Mais cette haine numérique est un venin qui empoisonne d’abord ceux qui le crachent. En se moquant de la dépouille d’un homme ayant traversé les époques avec constance, ces profanateurs attirent sur eux leur propre malédiction. Ils oublient que le mépris ne détruit pas le défunt : il ne fait qu’exposer la vacuité de ceux qui l’expriment. En piétinant la mémoire des disparus, ils creusent leur propre tombe sociale et spirituelle dans l’indifférence la plus totale. Car quelles traces laisseront-ils ? Si la mort venait à les frapper aujourd’hui, leurs aboiements s’éteindraient dans le silence et l’oubli général, là où la République s’incline devant les siens.

L’empreinte indélébile de l’Histoire

Les obsèques de Clément Atangana seront à la hauteur de son parcours : dignes, solennelles et empreintes de la grandeur due à son rang. Son départ n’est pas une fin, mais un motif supplémentaire de croire en la valeur du travail bien fait, du devoir accompli et en l’émergence irrésistible de notre pays. L’Histoire ne retient pas la bave des spectateurs amers, elle conserve l’empreinte des bâtisseurs. Doux repos éternel Patriarche. La Nation reconnaissante vous salue. !

Simon Metsengue

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