
Déstabilisation : les réseaux occultes à l’assaut du BIR !
Jeune Afrique vient, une fois de plus, de défier les institutions de régulation des médias au Cameroun en impliquant, de façon grossière et sans la moindre preuve, une unité d’élite de l’armée nationale. Qui se cache derrière ce média au point de lui conférer un tel sentiment d’impunité ?
Le Cameroun traverse une période politique sensible, rythmée par les spéculations autour d’une hypothétique transition au sommet de l’État. Dans ce contexte, le pays est devenu le théâtre d’une guerre de l’information aussi subtile qu’agressive. L’objectif est clair : associer l’armée aux défaillances de la gestion publique afin de briser le lien sacré Armée-Nation et d’inciter à une rupture de l’ordre constitutionnel. Après des déclarations infondées sur la santé du président Paul Biya, Jeune Afrique revient à la charge dans un papier intitulé ” les passeoires du Cameroun, comment l’ or et les Milliards s’envolent vers Dubai” . Sa cible ? Le Bataillon d’intervention rapide (BIR), une unité névralgique des forces de défense Camerounaises. Cette officine de désinformation hébergée en France, désormais paravent de la déstabilisation du Cameroun, opère sous le regard impuissant ou complice des organes de régulation locaux.
L’article en question repose entièrement sur des rumeurs et des sources anonymes évasives, à l’instar de ce recours unique à un prétendu « logisticien ». De plus, le principe du contradictoire a été délibérément bafoué. Dans une démarche professionnelle, la parole aurait dû être donnée aux acteurs clés mis en cause, notamment le BIR ou le Secrétariat général de la présidence. Ce simulacre d’enquête manque cruellement de précision quant à la destination de l’or — évoquant de simples suppositions sur « Pékin ou Dubaï » — et s’égare dans une digression géopolitique hors sujet sur les réseaux de sécurité israéliens.
Face à ces dérives, certaines sources au sein du haut commandement militaire, sous anonymat, s’insurgent contre la légèreté de ce média étranger. Elles rappellent qu’il n’existe aucune possibilité d’une action “concertée en unité” au sein du BIR pour convoyer de l’or. Cette force d’élite est bâtie sur une discipline de fer et un cloisonnement strict de l’information. Une telle conspiration institutionnalisée se heurterait immédiatement à la porosité inhérente aux services de renseignement.
Pour justifier sa thèse, le magazine pointe du doigt l’Airport Security Unit (ASU), dirigée par des colonels du BIR. Le texte glisse ainsi subtilement d’une responsabilité de supervision (le contrôle des accès) à une accusation implicite de complicité active. Un raccourci manipulatoire classique : utiliser un fait réel (la gestion des aéroports par des cadres du BIR) pour accréditer l’idée d’un trafic systémique.
Cette démarche confirme l’existence d’un agenda médiatique hostile, surfant sur le séjour privé du chef de l’État à l’étranger, les difficultés économiques et les guerres de succession larvées. Jeune Afrique mène une opération d’influence visant à affaiblir l’image des forces armées, verrou inébranlable de notre stabilité.
Cette situation interpelle le Conseil national de la communication (CNC) et interroge notre diplomatie face au laisser-aller dont bénéficie ce journal. Il y a quelques années, une journaliste de la CRTV, Adèle Mballa Atangana, avait été suspendue pour avoir lu la composition d’un faux gouvernement français. Si elle avait tenu des propos aussi approximatifs et éhontés sur une unité d’élite de l’armée française, elle aurait sans doute été radiée. Comment un média installé en France peut-il publier de telles insanités sur l’armée camerounaise et sur notre coopération militaire avec Israël sans jamais être inquiété ? Faut-il y voir une passivité complice de Paris ou le laxisme des institutions régulatrice des médias en France ?
Les autorités camerounaises doivent impérativement prendre leurs responsabilités pour restaurer la dignité des forces armées du Cameroun et de la nation Cameroun tout court . Car trop, c’est trop.
Simon Metsengue




