
Élections locales : le piège des querelles fratricides au sein du RDPC !
À l’approche des grandes échéances politiques, un spectacle aussi affligeant que dangereux s’invite sur les plateaux de télévision et les réseaux sociaux. Des militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), mus par des ambitions personnelles dévorantes, s’embourbent dans des cabales médiatiques contre leurs propres camarades de parti en poste dans les mairies ou au Parlement.
Le cas de Bafoussam ou de Yaoundé 2ᵉ offre une illustration frappante de ce jeu contre-productif. En ce qui concerne Bafoussam, les violentes sorties du militant Michel Moumbouo sur *Balafon TV*, accusant sans fondement le Maire de la ville de repli communautaire et d’opacité, traduisent une dérive regrettable. La réplique ferme et républicaine du Maire Roger Tafam sur les mêmes antennes rappelle une réalité essentielle : Bafoussam est une maison commune, bâtie sur la diversité, l’intégration républicaine et des réalisations concrètes.
Marquer contre son camp
Mais au-delà de la querelle d’individus, c’est l’irresponsabilité politique de la méthode qu’il faut dénoncer. Dans une région de l’Ouest caractérisée par une concurrence politique vive et exigeante où chaque voix compte et où l’opposition guette la moindre brèche , fragiliser publiquement un exécutif local du RDPC par des intérêts égoïstes relève du sabordage. En alimentant la suspicion, ces militants « par uniforme » et non par conviction n’affaiblissent pas seulement un homme : ils préparent le terrain pour le camp adverse et sapent la cohésion du parti à l’approche de scrutins cruciaux.
Ces stratèges du dimanche semblent oublier le fonctionnement fondamental de leur propre formation politique. Les investitures pour les élections législatives ou municipales ne s’arrachent ni sur les plateaux de radio, ni au gré des invectives virtuelles. Elles répondent à des règles institutionnelles strictes.
Est ce les médias ou le Comité Central ?
Comme le rappelle l’article 23, alinéa 5 des Statuts du RDPC : « Il (le Comité Central) accorde les investitures du Parti à l’occasion des élections nationales ou locales. »
C’est donc devant le Comité Central, et sous la haute autorité du Président National, Son Excellence Paul BIYA, que chaque aspirant doit faire ses preuves. Or, parmi les critères déterminants retenus par les instances dirigeantes figure au premier rang « l’état des services rendus » au parti et à la collectivité. Le dénigrement systématique des camarades, le boycott du travail accompli et la création de dissensions inutiles n’ont jamais constitué un état de service valorisant. Au contraire, ils témoignent d’un déni de discipline partisane.
Tous à l’ Unisson
Face aux discours de division et à la désinformation, l’heure doit être à la mobilisation générale derrière les faits et les réalisations. Le RDPC n’a pas besoin de tireurs dans le dos, mais de cadres loyaux, disciplinés et résolument tournés vers l’intérêt général et la victoire collective.
Il est grand temps d’arrêter ce jeu dangereux. À ceux qui veulent diviser par ambition, le parti et les populations doivent répondre par la discipline, l’unité et le travail. « Quand les Camerounais sont unis et solidaires, rien ne peut les arrêter », dixit Paul Biya.
Simon Metsengue




