
J- 8 , fête de l ‘Unite : Qu’ avons-nous fait des missions assignées par les pères fondateurs ?
Le Cameroun et son peuple fêtent le 20 Mai prochain 54 ans d’ union durable. Retour sur la longue marche vers cet idéal retrouvé
Le 20 Mai prochain, les camerounais vont célébrer leur fête nationale. Partout dans le monde , la fête Nationale symbolise l’ indépendance pourtant au Cameroun c’ est bien l’unité retrouvée au terme d’une longue et fastidieuse lutte qui a commencé en Mars 1916 période au cours de laquelle Cameroun jadis d’ une superficie de plus de 720 mille km2 , a été saucissonné par les puissances vainqueurs de la première guerre mondiale : la France et la Grande Bretagne. Ce partage tel un butin de guerre s’ est alors effectué sans consulter la Nation Camerounaise sur le chemin de la Construction d ‘ Une République en devenir.
La longue marche du retour à l’ Unité
De Mars 1916 en Février 1961 , la Nation Camerounaise a mené une lutte acharnée pour redevenir ce qu’ elle était avant . Tout d ‘abord avec les mouvements syndicaux et politique de l’ époque notamment l’ Union des Syndicats confédérés du Cameroun ; Solidarité Babimbi; Association des Anciens combattants ; Association des Étudiants Camerounais de France ; Union Démocratique des femmes du Cameroun ; mouvement d’indépendance du Cameroun sous administration britannique : le kamerun United National Congress- KUNC entre autres qui le 17 Décembre 1952 ont envoyé Ruben Um Nyobe aux Nations Unies pour plaider la cause du peuple camerounais de son retour à l’ Unité puis de l’ indépendance du Cameroun. Ce plaidoyer sera entendu par la suite même si les colons français et anglais traînaient le pas . Les nationaux de tous bords et de tous les partis politiques s’accordaient sur au moins une chose: l’indépendance du Cameroun. Certains comme l’ Upc la voulaient après la réunification , d’ autres comme l’UC ancêtre du RDPC pensaient d’abord à l ‘indépendance afin que plus tard ayant acquis la souveraineté , les camerounais pouvaient eux même se retrouver et s’unir pour continuer la marche inexorable de leur destin vers la prospérité. C’est effectivement le scénario qui a été plus réaliste. La partie Francophone a été donc Indépendante le 1er Janvier 1960 menée par Ahmadou Ahidjo et immédiatement il a entamé les négociations avec la partie Britannique qui avec le KUNC avait déjà depuis des années amorcé ce travail de retour à l’ Unité. Dans cette belle lancée de Retour à l’ Unité, une partie du Cameroun sera forcée de quitter la maison au terme d’un simulacre de référendum qui a permis le Northern Cameroon de se rattacher au Nigeria alors que le Suthern Cameroon rentrait à dans le jardin que les aïeux ont cultivé et la maison où dormaient les pères fondateurs, le 11 février 1961. Ce fut un deuil National de plus de 5 ans . Jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de faire du 11 Février, un jour de fête de la jeunesse assorti d’une mission pour les générations présentes et futures : ramener le Northern Cameroon à la maison et développer le Cameroun dans son Unité et sa diversité. C est ainsi qu’ une décennie plus tard le 20 Mai 1972 au terme d’un référendum, les deux Cameroun, vont s’ unir pour ne former qu’ un et indivisible.
Qu’avons nous fait de cette Unité si chèrement acquise ?
Le Président Paul Biya depuis le début de son magistère il y 43 ans a continué de perpétuer cette unité et indivisibilité du Cameroun sans en perdre un cm2 . La rétrocession de la presqu’ ile de Bakassi ou encore la construction entre Juillet 2001 et 2009 d’ une armée professionnelle, spécialisée et rajeunie pour faire face à toute menace existentielle de la Nation sont autant d’illustrations dont les camerounais peuvent être fiers. Ceci étant, une semaine de la fête des noces de zibeline entre le Cameroun et son peuple symbole de la rareté, la longévité et la douceur d’une union durable acquise de haute lutte, l’on peut décrier de nos jours , le repli identitaire et linguistique qui prend le pas dans la famille Cameroun. Pour ce qui est du repli linguistique a déjà fait plus de 6000 morts et des dégâts matériels énormes. Le repli identitaire quant à lui est un poison latent qui fait des dégâts en silence. Oui pour la fête et le défilé mais il est temps d’ agresser ces fléaux qui mettent à mal cette unité qui est si chère à cette nation fleuron du golfe de Guinée et moteur économique d ‘Afrique centrale
Simon Metsengue




