
Patrimoine mondial : le Renouveau érige l’Achu !
L’annonce de la validation du dossier de l’*Achu, *cette savoureuse expression de l’art culinaire traditionnel camerounais par le comité d’évaluation de la convention 2003 de l’UNESCO pour son inscription sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, résonne comme une consécration éclatante. Au-delà de la fierté nationale, cet événement illustre la vitalité culturelle portée par la vision du Président Paul Biya, et la mise en œuvre méthodique de sa politique par le Ministre des Arts et de la Culture (MINAC), Bidoung Kpwatt.
Une diplomatie culturelle triomphante sous le Renouveau
Sous l’impulsion conjuguée du Chef de l’État et méthodiquement implémenté par le MINAC Bidoung Kpwatt, le Cameroun multiplie les inscriptions de premier plan sur les listes prestigieuses de l’UNESCO, érigeant la diversité culturelle en véritable étendard national à travers une série de sacres consécutifs :
Le Nguon (2023) : rituels de gouvernance et expressions associées dans la communauté Bamoun, incarnant la démocratie participative et l’harmonie sociale.
Le Ngondo (2024) : culte des oracles de l’eau et traditions culturelles associées chez le peuple Sawa, célébrant la communion avec les ancêtres et les richesses du littoral.
Le Guruna et le Mvet Oyeng (2025) : le Guruna, pratique des retraites pastorales, socioculturelles et artistiques chez les Massa, et le *Mvet Oyeng*, art musical et savoir-faire majeurs de la communauté Ekang.
Le paysage culturel de Di-Gybi (Extrême-Nord) : magnifique consécration matérielle et paysagère témoignant de l’ingéniosité architecturale et de l’adaptation séculaire des populations montagnardes des régions septentrionales.
Les sanctuaires et réserves naturelles :la Réserve de Biosphère du Dja et le Parc National de Lobéké, qui consacrent la splendeur écologique et la biodiversité unique du pays.
Le levier du développement local et de l’économie touristique
Ces distinctions internationales ne sont pas de simples trophées honorifiques ; elles constituent de puissants catalyseurs pour le développement local et la croissance économique. L’attractivité du label UNESCO agit comme un aimant irrésistible pour le tourisme culturel et mémoriel.
Selon les données statistiques du secteur touristique, la valorisation du patrimoine et des festivals génère une dynamique remarquable : en 2025, le Cameroun a enregistré environ 1,8 million de voyageurs, soit une hausse de 5 % par rapport à l’exercice précédent. Les ambitions nationales visent désormais à porter ce nombre à 3,5 millions d’ici 2030. De surcroît, les retombées économiques profitent directement aux communautés locales à travers l’artisanat, l’hôtellerie, la restauration et l’écotourisme, créant des emplois durables pour la jeunesse.
Vers des industries créatives florissantes (SND30)
Cette dynamique s’inscrit en droite ligne avec les orientations de la Stratégie Nationale de Développement (**SND30**). Le gouvernement fait de la culture une véritable industrie créative, génératrice de valeur ajoutée et de richesse, capable de contribuer significativement au PIB.
Achu : du terroir au label universel
Hier encore, le mystique et réconfortant Achu plat emblématique des Grasfield, avec sa sauce jaune onctueuse et son taro pilé faisait uniquement le bonheur des papilles camerounaises. Désormais adoubé par l’UNESCO, ce mets d’exception s’apprête à séduire le monde entier, portant plus haut que jamais les couleurs d’un Cameroun fier de ses traditions et résolument tourné vers l’universel. Et ce n’ est pas prêt de s’arrêter bientôt le “Mpkem”
Simon Metsengue




