
Réseau Routier : Passe d’ armes à l’ Assemblée Nationale !
Le réseau routier préoccupe la représentation Nationale. Zoom sur la passe d’ armes entre Rolande Ngo Issi , Engelbert Essomba Bengono et Emmanuel Nganou Djoumessi à l’ hémicycle du Palais de Verres Paul Biya ce 12 Juin .
La session plénière du 12 Juin 2026 à l’ Assemblée Nationale a particulièrement été consacrée à l’ exercice des réponses aux questions orales des députés aux membres du gouvernement. Deux membres ont particulièrement été visés par les députés : le 1er Ministre Chef du gouvernement concernant la collecte des ordures et la politique de passation des marchés publics aux CTDS. Joseph Dion Ngute s’ est voulu rassurant concernant la collecte des ordures ménagères à Yaoundé ” les dispositions opérationnelles nécessaires sont par ailleurs en cours de mise en œuvre pour rendre la ville de Yaoundé plus salubre et plus reluisante “. Pour ce qui est de la passation des marchés publics dans les Ctds , le Chef du gouvernement camerounais a informé la représentation nationale d’ une réflexion engagée par le Conseil National de la Décentralisation depuis 2018 afin de doter les CTDS d’ un système spécifique de passation de marchés publics.
Le réseau Routier National : Honorable Rolande Ngo Issi du PCRN , j’ accuse …
Après le passage du Premier Ministre, les questions étaient désormais orientées sur l’ état du Réseau routier camerounais.
La députée PCRN du Nyong et Kelle Rolande Ngo Issi a pris à partie le Ministre des Travaux publics sur certaines questions brûlantes concernant le dit réseau . Partant d’ un constat de “discrimination manifeste dans l’exécution du budget d’investissement routier.” en s’ appuyant sur l’ enclavement du Nyong-et-Kellé en général et de Dibang en particulier , elle a crié a un acharnement contre les populations de sa localité. Puis Ngo Issi a jeté son dévolu sur les goulots d’étranglement que rencontre la construction des infrastructures majeures , notamment les difficultés qui entourent la deuxième phase du projet de construction de l’autoroute de Yaoundé – Douala, questionnant au passage la qualité des matériaux et les normes techniques appliqués, qui expliqueraient la dégradation rapide des routes à l’échelle nationale.
Nganou à la barre
Dans un ton plus conciliant et plus pédagogique, l’ ingénieur de l’ État a apporté un certain nombre d’, éclairages sur les préoccupations de la députée PCRN en particulier mais de l’ opinion nationale en général.
Loin sans faux d’ oublier que le Cameroun a le réseau routier routier le plus long et le plus dense d’ Afrique francophone au Sud du Sahara avec 10940 km de routes bitumées sur un linéaire de 121873 km, ces routes sont à 47,3% en bon état. Plus de la moitié du tronçon étant dans un état moyen à mauvais. C’ est sur ces préalables que le ministre des travaux publics a entamé son plaidoyer à l’ hémicycle sur cette préoccupation avant d’ énoncer l’ esprit qui gouverne l’ exécution du budget d’ investissement public édicté par le Président de la République concernant la construction des infrastructures routières. ” L’ exercice de la politique distributive de Monsieur Le Président de la République S.E Paul Biya est traduite dans les investissements des infrastructures routières . En effet, la répartition du budget de l’État recherche l’équité territoriale et l’ efficacité de la dépense publique. l’ objectif étant que chaque région bénéficie des investissements qui rencontrent ses besoins ou ses attentes en contribuant par ailleurs au développement harmonieux de l’ ensemble du pays.” Ces mots accompagnés de plusieurs exemples concrets de répartition spatiale des routes sur l’ensemble du territoire national ont permis de battre en brèche les affirmations gratuites et périphériques de l’ honorable Ngo Issi sur une prétendue discrimination de la quasi totalité des régions au profit des régions du Sud ( région d’ origine du président Paul Biya) et de l’ Ouest ( région d’ origine du Ministre Nganou Djoumessi). Cette démarche a permis à l’ assistante d’ avantages de remettre en question le travail de terrain de la députée dans la mesure où, estimant que son département subissait un acheminement, elle n’ a pas pris au préalable soin de faire un état des lieux des investissements de l’ État consentis ces deux dernières années dans sa localité , le Nyong et Kelle ou encore Dibang son arrondissement d’origine. ” Pour ce qui est du département du Nyong et Kelle, le cumul des ressources transférés aux CTDS sur la période 2025 -2026 pour assurer la maîtrise d’ Ouvrage des projets d’infrastructures routières est de 3,096 milliards dont 450 million de FCFA pour la commune de Dibang.” Explique le Ministre. On peut alors aisément se demander si l’ Honorable Ngo Issi a fait son travail de contrôle de l’ action gouvernementale sur le terrain afin de vérifier que ces colossaux budgets transférés à son département du Nyong et Kelle ont servi effectivement aux besoins routiers des populations.
Revenir à l’ essentiel
L’ honorable Essomba Bengono député de la Mefou Akono, limitrophe au département du Nyong et Kelle, s’ exprimant sur le sujet est plus pondéré et rassurant quant au travail qui se passe sur le terrain. ” Le Cameroun est le pays d ‘ Afrique francophone au Sud du Sahara à avoir le réseau routier le plus dense d environ 11000 km de routes bitumées avec près de 122.000 km de linéaire. Dans la réponse du Ministre, il s’est attelé à apporter à la Représentation Nationale un certain nombre d’éléments qui rassurent de ce qu’ à la fin de cette année lorsqu’ on va évaluer sur le plan statistique, le nombre de routes bitumées qui s’ ajoutera , nous rendra encore meilleure que beaucoup d’autres pays. Pour ma part je pense que la consistance de ces questions portait plus sur la qualité du matériel utilisé pour le bitumage de nos routes. La réponse du Ministre a montré que la qualité du matériel utilisé pour la construction des routes bitumées permet une durée de vie qui oscille entre 15 ans et 20 ans ce qui laisse comprendre qu’ on pourrait avoir des matériaux biens plus consistant pour des durées de vie supérieure à 25 ans . C’ est ici qu’ il faut bien cerner la situation. Notre rôle en tant que député c’est de poser des questions qui permettent de réponses adaptées aux problèmes et aux demandes sociales des populations. En Clair lorsqu’ on pose une question sur la qualité du matériau, sur la provenance ou l’ origine du matériau, il faut pouvoir offrir au ministre une alternative lui donnant la possibilité de choisir entre ce qui existe et la plus value de ce qui est proposé”. Dixit Essomba Bengono.
Les conclusions du Ministre ont permis de dégager la responsabilité de chacun dans le développement, la protection et la promotion du réseau routier national patrimoine de tous les camerounais” Quoi qu’ il en soit la qualité du réseau routier Camerounais s’ améliore en dépit de nos moyens limités notamment les retards de paiement aux entreprises et surtout l’ incivisme avec le non respect des barrières de pluies.” Au gouvernement de chercher des fonds pour d’ avantages de routes bitumées, à la représentation Nationale de contrôler l’ effectivité du travail efficient fait sur le terrain et aux populations de préserver les acquis.
Simon Metsengue




