Faux vice-président : Pourquoi “The Guardian Post”  désigne-t-il un coupable idéal ?

Faux vice-président : Pourquoi “The Guardian Post” désigne-t-il un coupable idéal ?

Le N° 3827 du trihebdomadaire d’expression anglaise The Guardian Post, paru ce jour, a manifestement reçu pour mission de jeter un nom en pâture. Dans la ténébreuse affaire du faux décret présidentiel prétendument déposé dans les bureaux de la CRTV, la rédaction a choisi sa cible : Akono Ze Descartes. Derrière cette accusation subite et chirurgicale, une question s’impose d’elle-même : quel est le véritable projet secret qui se trame en coulisses ?

 

En plein milieu de la Une du journal dirigé par Ngah Christian, parue ce 23 juin, le doigt est pointé avec une insistance suspecte sur Akono Ze Descartes. Cet ingénieur en télécommunications, par ailleurs membre éminent de la Sous-commission Communication du Comité Central du RDPC, est présenté comme le cerveau de cette sordide histoire. Vraie machination ou grossière manipulation politique ? L’affaire embrase les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, alimentée par la rumeur selon laquelle un mystérieux individu se serait introduit dans le sanctuaire des médias d’État pour y déposer un faux décret signé du président Paul Biya, portant nomination d’un vice-président de la République.

Pourtant, un autre narratif officiel semblait déjà ficelé. Un document au montage grossier, désignant un certain Sitchom Johann décrit à la fois comme le porteur et l’auteur de ce forfait circule massivement sur la toile. Tout le monde l’a vu. Tout le monde l’a analysé.

Pourquoi Akono Ze ?

Pourquoi The Guardian Post, média d’information à la notoriété solidement établie au Cameroun, choisit-il délibérément d’ignorer la piste évidente du suspect désigné par le web ? Disposant de services de veille et de collecte de données performants, le journal possède à coup sûr ce document. Dès lors, qu’est-ce qui a bien pu pousser sa direction de publication à détourner les projecteurs de Sitchom Johann pour les braquer exclusivement sur Akono Ze Descartes ?
Cette manœuvre cache des ramifications bien plus profondes qu’une simple erreur journalistique. S’agit-il d’une stratégie orchestrée pour « prêcher le faux afin de forcer le vrai » et contraindre le sommet de l’État à réagir ? Ou assiste -t-on à un règlement de comptes feutré au sein des officines du pouvoir, visant à neutraliser un serviteur du parti au positionnement stratégique ? En déviant si radicalement de la trajectoire empruntée par l’opinion publique en attendant les conclusions de l’enquête officielle, le journal éveille d’importants soupçons sur les parrains cachés de cette exclusivité.

Pendant que la tempête médiatique fait rage, l’intéressé, Akono Ze Descartes, vaque librement et sereinement à ses occupations professionnelles. Il n’est ni de près, ni de loin, mêlé à ces dérives qui s’apparentent de plus en plus à un complot de déstabilisation politique. Face à la gravité de ces insinuations, il devient urgent pour ce journal de procéder au retrait immédiat de cette publication biaisée. Continuer dans cette voie reviendrait non seulement à induire gravement les lecteurs en erreur, mais confirmerait surtout l’existence d’une cabale orchestrée visant à ternir l’image d’un citoyen dont l’engagement et l’exemplarité restent sans tache.

Simon Metsengue

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