
Cameroun : Le Crépuscule des infidèles!
Le départ du Chef de l’État Camerounais à l’étranger agi comme un révélateur chimique, mettant à nu les dynamiques d’une cruauté insoupçonnée au sein d’une certaine élite. Au-delà des simples conjectures, c’est une véritable entreprise de sape de la réputation du Président Paul Biya qui s’est déployée au grand jour. Récit d’une trahison maquillée sous les oripeaux des Unes , des colonnes de journaux et des réseaux sociaux.
Des officines locales aux tribunes internationales, un même refrain est entonné à coups de photomontages grossiers et de narratifs alarmistes pour ancrer l’idée d’un affaiblissement et préparer le terrain à des agendas occultes.
À qui profite le crime ?
Une telle machination exige des ressources colossales. L’analyse des faits écarte d’emblée l’hypothèse d’une initiative de l’opposition. Au lendemain d’une élection présidentielle, les forces adverses concentrent légitimement leurs énergies sur les échéances locales. Elles n’ont ni l’intérêt stratégique ni la force financière d’une telle vindicte quotidienne. Dès lors, la question s’impose : qui tient la bourse ? pour dicter une telle conduite à l’information ?
Dans un paysage médiatique fragile, la prolifération de unes obsessionnellement tournée vers une « transition » hypothétique ne relève pas du hasard. Quand un journal dépourvu de lectorat et de publicité prospère en matraquant le même message destructeur, la signature d’un commanditaire invisible ne fait plus de doute. Ce journalisme de commande trahit la présence de parrains tapis dans l’ombre, prêts à sacrifier l’image de la République pour assouvir des impatiences de pouvoir.
Le piège de la distance et la vérité du terrain
La sagesse africaine enseigne que le lion simule parfois la mort pour démasquer ceux qui lui voulaient du mal. Le temps du séjour à l’étranger du Président Paul Biya s’est ainsi transformé en une redoutable grille de lecture géopolitique interne. Cette séquence sépare désormais, de manière étanche, ceux qui accompagnent la haute mission présidentielle avec loyauté de ceux qui, l’œil rivé sur l’après, orchestrent en sous-main le discrédit de l’institution suprême. Trahir l’homme à qui le peuple souverain a renouvelé sa confiance le 12 octobre 2025, c’est fondamentalement trahir le pacte républicain.
L’avertissement de l’Histoire
Ces manœuvres de sabordage se heurtent à une réalité têtue : le Chef de l’État entend aller au bout de son mandat, porté par la légitimité du suffrage universel. À ceux qui, sous des habits de fidèles, ourdissent des stratégies de délégitimation pour précipiter le destin, les trajectoires construites sur la trahison finissent toujours par s’abîmer dans le mépris. Car malheur à celui par qui le scandale de la trahison arrive ; il eût mieux valu pour lui ne pas être né.
Simon Metsengue




