Cameroun # Cam- Iron/ Affaire Projet minier de Mbalam : échec de spéculation internationale !

Cameroun # Cam- Iron/ Affaire Projet minier de Mbalam : échec de spéculation internationale !

La justice arbitrale vient de donner son verdict . Il est sans appel face aux gesticulations de Sundance. 93 % de prétentions extravagantes balayées de la société australienne, consacrant ainsi la vision du Président Paul Biya : « Nos ressources appartiennent au peuple, non aux spéculateurs de salon. » regard croisé sur l’issue de l’un des plus grands contentieux miniers et diplomatiques de l’histoire récente du Cameroun.

Après la victoire militaro-juridique et diplomatique du Cameroun contre le Nigeria sur la souveraineté de la presqu’île de Bakassi, c’est au tour du projet minier de Mbalam-Nabeba de marquer durablement les chroniques économiques et juridiques du continent africain. Situé à la frontière entre le Cameroun et le Congo, ce gisement de fer d’une richesse exceptionnelle a longtemps nourri les espoirs de développement industriel de la sous-région.

Au cœur du contentieux

La compagnie australienne Sundance Resources (via sa filiale Cam-Iron) s’est vu retirer ses droits d’exploitation en 2020 au profit d’autres investisseurs, après des années d’inertie stérile. La raison principale avancée par l’État camerounais repose sur l’enlisement du projet et l’incapacité financière chronique de l’entreprise à mobiliser les fonds nécessaires pour concrétiser l’exploitation effective du gisement. S’estimant lésée, la multinationale avait engagé une procédure d’arbitrage international devant la Chambre de commerce internationale (CCI), réclamant initialement la somme exorbitante de près de 3 000 milliards de FCFA (environ 5 milliards de dollars) au titre de préjudices et de manques à gagner hypothétiques.

Une bataille juridique remportée par Yaoundé

Alors que la sentence arbitrale finale est rendue, les faits démontrent un camouflet magistral pour les ambitions démesurées de Sundance. En effet, la justice internationale a rejeté plus de 93 % des demandes formulées par la multinationale. Les juges ont ainsi refusé de cautionner les profits spéculatifs et exagérés que l’entreprise espérait engranger sans avoir matérialisé le projet pendant de longues années.

Une condamnation symbolique contestée

Si le tribunal a estimé que le retrait du permis initial ouvrait droit à une indemnisation partielle bien plus modeste ramenant la facture à environ 370 milliards de FCFA —, cette portion congrue elle-même repose sur des bases juridiques extrêmement fragiles, ainsi que l’ont souligné de nombreux juristes.

Le Cameroun ne compte pas payer l’inertie

Loin de plier l’échine, les autorités de Yaoundé contestent fermement cette portion résiduelle et s’apprêtent à attaquer ce verdict pour ne pas verser un seul centime à la société étrangère.

Ceci étant, sous la haute clairvoyance et la ferme conduite du Président Paul Biya, cette décision constitue une victoire géopolitique et économique majeure pour le Cameroun. En réduisant à néant les appétits voraces de la firme, l’État démontre une fois de plus sa capacité à s’affirmer avec intransigeance face aux pressions des multinationales. Cette issue confirme la doctrine inébranlable du Chef de l’État issue de son livre programmatique ” Pour le libéralisme communautaire” : les ressources du sous-sol camerounais appartiennent au peuple et ne sauraient faire l’objet de pillages déguisés ou de rentes spéculatives injustifiées.

Le Cameroun réaffirme ainsi son attractivité pour les investissements sérieux tout en envoyant un signal fort à la communauté internationale : on ne pille pas l’Afrique impunément. La défense rigoureuse des intérêts nationaux par Yaoundé s’affirme comme un modèle de dignité et de fermeté républicaine.

Simon Metsengue

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